Spuller, Lamennais, p. OS
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Lameonais; il aurait plutôt attendu « d'un roi bon, d'un roi juste », Tarrèt qui devait, en allégeant le budget, en, délivrant les familles et la pensée, condamner à la fois l'Université et Tinstruction publique.
L'obstination de Napoléon pendant lesCent- Jours à rétablir, le 30 mars 1815 S le monopole et les privilèges du corps enseignant, puis l'abandon ,8i rapide et si complet des Français après Waterloo inspirèrent à la royauté une politique toute différente, en 1815, de celle qu'elle avait essayée à son premier retour.
L'Université impériale, par l'ordonnance du 15 août 1815 S fut conservée, avec un simple changement d'épithète, et, devenue royale^ sous la direction d'une Commission d'Instruction publique substituée au grand-maitre, demeura une milice privilégiée aux ordres de la puissance publique. La royauté ajoutait, sans doute, que ce régime aurait un caractère provisoire, et que les nominations mêmes ne seraient que précaires et révocables. Ce provisoire, en réalité, a duré jusqu'au 7 décembre 1845, et l'on peut se deman-
i. Gréard, Législation de l'Enseignement primaire^ t. I, p. 235.
2 JMd.^ p. 238.
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der si cette réserve n'avait pas pour objet d'obtenir surtout la fidélité du corps enseignant par l'incertitude de sa condition* Car la déclaration de principe que Royer-CoUard, président de la Commission d'instruction, assisté de ses col^ lègues, l'abbé Frayssinous, Cuvier, Silvestre de Sacy, Guéneau de Mussy fit à la Chambre, le 25 février 1817, ne ressemblait guère à la défense hésitante d'un régime accepté faute de mieux.
Jamais doctrine d'État n'a été proclamée d'un ton plus tranchant et plus haut : « L'Université n'est autre chose que le Gouvernement appliqué à la direction universelle de l'instruction publique; elle a été élevée sur cette base fondamentale que l'instruction et l'éducation publiques appartiennent à l'État. Il est plus facile d'attaquer l'Université que d'ébranler la maxime dont elle est l'application et en quelque sorte l'instrumenta » Maxime napoléonienne que l'on pourrait s'étonner d'entendre formulée par le chef des doctrinaires si on ne la lisait déjà dans l'essai d'un de ses plus intimes collaborateurs, dans le travail de Guizot sur rinstruction publique paru en 1816 : < L'État ne peut pas abandonner le soin d'élever et d'ins-