‹ La liberté d'enseignement: histoire et doctrineChapitre 34 sur 103 · Bulletin des Lois · texte numérisé non relu

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l'élever! Maudits les chefs! Maudits les subaU ternes ^ ! » Imprécations d'une violence impuissante à déguiser la déception de l'auteur. Cette Université nouvelle, royale, maudite à Fégal d'une institution impériale, ne lui ressemblait guère. Plus rien de cette hiérarchie à la fois militaire et monastique qui avait été l'âme et la raison d'être de la première» plus de grand-maître, plus dédîmes au profit de l'ordre, plus de monopole; toute cette création, éphémère comme la conquête dont elle venait, fit place à un régime assez semblable à celui du Consulat : un service d'Instruction publique dirigé par un Conseil royal entretenu sur un budget d'État que le roi accroissait d'un million pour remplacer les taxes impopulaires, service réparti entre dix-sept Universités ou ressorts correspondant aux cours d'appel, et recruté par le moyen de l'École normale, défendu enfla contre la concurrence par l'autorisation que de-» valent solliciter du Conseil de l'Université ou de l'Instruction publique les maisons privées.

La royauté avait-elle senti, en revenant d'exil, qu'elle devait respecter et ménager une œuvre après tout nationale? Ce n'était point l'avis de

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