INTRODUCTION
Des trois objets de ia loi, le gouTernemeot, l'hooneur et l'âme , le goDTerDement appartient aux chers, rhooneur et l'âme appartieoDeot à tous.
AlfClBHIfB LOI D'lHl.lin»S.
L'âme seule a des droits. C'est elle qui sanctifie le corps qu'elle anime et toutes les choses que le corps s'est appropriées sous sa direction et par son commandement. Mais, si tous les di-oits appartiennent à l'âme, il en est qu'elle revendique plus directement comme son véritable domaine. Elle n'est indifférente ni à la liberté physique ni à la propriété matérielle ; mais c'est elle-même qui jouit de la liberté de penser , et qui crée, au profit de ses propres œuvres, la propriété intellectuelle. Parmi les droits mêmes qtii constituent la propriété matérielle , ceux qui représentent des sentiments et des devoirs, comme la communauté conjugale et l'hérédité, n'intéressent-ils pas éminemment la vie morale, c'est-à-dire la vie de Fârae?
Ces droits propres à l'âme sont ceux qui se prêtent le moins à une définition légale. Les lois positives ont besoin de s'appuyer sur la matière pour donner à leurs formules une précision suffisante. Dès que cette base leur manque, elles ne savent où se prendre, et les droits sont livrés, suivant les intérêts ou les passions du moment, à toutes les incertitudes et à toutes les variations des législations et des jurisprudences. Voilà plus de cinq mille ans que le