CONCLUSION. 24 S
communes, et, dans tout ce qui intéresse le maintien de ces institutions, recevant une direction commune, soit celle d'un ministre, soit celle d'un conseil suprême , mais, pour tout le reste, vivant de leur vie propre, se gouvernant elles-mêmes, dans la sphère de leur action, et, sans gêner la liberté de leurs membres, pouvant avoir leurs traditions et leur esprit. Au sein de chaque Université, non le pouvoir absolu d'un chef, grand mattre ou recteur, mais le contrôle d'un conseil indépendant, et, pour la nomination, pour l'avancement, pour le jugement des professeurs, toutes les garanties que s'était assurées, dans sa période de liberté, l'Université de France. C'est ainsi que l'État remplira ses devoirs de protection et d'assistance, sans assumer une responsabilité étrangère à sa nature et compromettante pour son autorité, et en laissant à la science, à ceux qui l'enseignent et à ceux qui la reçoivent, toute la liberté dont elle a besoin pour présider efficacement à tous les progrès sociaux , dans l'ordre matériel et dans l'ordre moral.