République , liv. IV, trad. fr. , t. IX, p
5. Les Lois , liv. V, trad. fr., t. VII, p. 254; liv. VI, t. VII, p. 322; liv. VIII, t. VIII, p. 90. — Bépubl.y liv. IV, t. IX, p. 208; liv. V, t. IX, p. 295.
0. 7&.,VI1I, tr. fr., t. VIII, p. 1 39.-7. J£.,1iv.V, tr.fr., t. VII, p. 295.
• è dm •
le femple réputé le plus saint de la ville que se feront les élections, c’est sur l’autel qu’on déposera les suffrages 4 .
Ces temples seront richement dotés ; on leur attribuera des forêts dans le partage des terres 2 ; ils toucheront directement la plupart dés amendes. Ainsi, par exemple, les citoyens qui ne se marieront pas payeront une amende à Junon s . On élira des économes pour administrer les revenus de chaque temple, faire valoir les lieux sacrés, les affermer 4 . Chaque division du peuple aura son Dieu, son autel et son culte 5 ; il y aura même un Dieu pour chaque famille 6 , afin, qu’il y ait tous les jours un sacrifice. Il donne tant d’importance à ces institutions religieuses, qu’il n’hésite pas à les sanctionner par une loi terrible sur le sacrilège 1 « Si c’est un étranger domicilié, qu’il soit marqué au front et sur les mains, fouetté et chassé nu du territoire de la république. Si c’est un citoyen, qu’il meure 7 . » Il entend que rien ne soit changé au culte, une fois qu’il a été établi conformément aux oracles, ou par d’anciennes traditions. « Soit qu’on bâtisse une cité nouvelle, soit qu’on en rétablisse une ancienne tombée en décadence, il ne faut point, si l’on a du bon sens, que, relativement aux dieux et aux temples, on fasse aucune innovation contraire à ce qui aura été réglé par l’oracle de Delphes, de Dodone, de Jupiter Ammon, ou par d’anciennes traditions, sur quelque fondement qu’elles soient appuyées, comme sur des apparitions ou des inspirations 8 . » On ne peut parcourir tous ces passages si^con- y cordants entre eux, sans se sentir intimement convaincu
A. Lois , liv. VI, Irad. fr., I. VII, p. 308.