‹ La liberté de conscienceChapitre 137 sur 269 · brumaire an 11 , 4 frimaire an n. v · texte numérisé non relu

brumaire an 11 , 4 frimaire an n. v

2. Thuriot. Si vous dites qu’un évêque qui s’opposera au mariage des prêtres sera destitué, vous le reconnaissez comme fonctionnaire public. 11 faut lui faire porter la peine de son crime, mais sans le distinguer des antres citoyens ; qu’il reste évêque si l’on veut, niais qu’il aille aux galères.

Lequinio. Comme la déportation emporte la destitution d’emploi et la privation de traitement, je demande que les évêques qui s’opposent au mariage des prêtres soient déportés et remplacés. ,

Celte proposition est décrétée. (Séance du -l 9 juillet 1793.)

3. Arrêté de la Commune de Paris, du 23 octobre 4 793 : a Le conseil général, informé qu’au mépris de la loi, il existe encore dans plusieurs rues de Paris des monuments du fanatisme et de la royauté; considérant que tout acte extérieur d’un culte quelconque est interdit par la loi ; considérant qu’il est de son devoir de faire disparaître les monuments qui alimenteraient les préjugés religieux.... arrête que toutes les effigies religieuses qui existent dans les différents lieux de Paris seront enlevées; que tous les marbres, bronzes, sur lesquels sont gravés les arrêts des parlements contre des victimes du fanatisme et de la férocité des prêtres, seront également anéantis.... »

4. Rapport dé Laplanche, représentant en mission dans le Loiret et le

jusqu'à proscrire l’intervention des ministres de la religion dans les cérémonies des funérailles. Un curieux arrêté, signé du représentant Fouché, qui avait été oratorien et qui devait être ministre de la police, règle la forme des convois funèbres et semble proscrire au nom de la nation le dogme de l’immortalité de l’âme *. Les représentants

Cher : « J’ai porté de grands coups au fanatisme; j’ai supprimé toutes les cloches excepté une, à condition qu’elle ne sonnerait que dans les grands événements, et pour faire lever le peuple. » (Séance du 46 octobre 1793.)

Page 1