‹ La liberté de conscienceChapitre 18 sur 269 · Tacite, Annal., II · texte numérisé non relu

Tacite, Annal., II

attirèrent surtout l’attention par leurs conquêtes dans les grandes familles. Menacés aussitôt comme impies, à cause de la propagande qu’ils faisaient contre les dieux romains et les dieux des autres nations, ils s’unirent et s’organisèrent comme il arrive entre proscrits. Leur religion d’ailleurs, qui proclamait l’égalité et la fraternité de tous les hoir» nés, avait pour effet de créer une société nouvelle au milieu de la société ancienne. Ils ne pouvaient donc échapper ni à la politique romaine qui proscrivait toute association secrète, ni à la superstition romaine qui, de bonne foi , les regardait comme les ennemis du genre humain, parce qu’ils refusaient de sacrifier aux dieux. L’indifférence en matière de dogme animait également contre eux les esprits éclairés, qui leur reprochaient leur fanatisme, et les accusaient d’être insociables*.

4. Igitur primûm correpti, deindè indicio eorum multitude) ingens, haud perindè in crimine incendii, quàm odio liuraani geucris coiivicli sunt: Tacite, Annal. , XV, 44.

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