PARTIE IV. CONCLUSION GÉNÉRALE
temps à rester près de vous.... Je vous fais un commandement nouveau, qui est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés 4 . »
Il me semble en vérité qu’il faut fermer les yeux à la lumière pour voir autre chose dans l’Évangile qu’une constante prédication de la charité ; et qu’il faut aimer la contradiction, pour faire tous les jours appelé la haine et à la violence, quand on regarde l’Évangile comme la parole même de Dieu, et quand on fait profession d’en pratiquer les maximes.
Lisons encore le chapitre même où Jésus-Christ établit son Église, et voyons s’il y autorise l’emploi de la force. Voici ses paroles, que l’on cite tous les jours, et dont il faudrait pourtant savoir se pénétrer puisqu’on les a sans cesse à la bouche : « Allez, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Que la paix soit dans cette « maison 2 . »
Et ailleurs : « Simon, fils de Jean (c’est saint Pierre), « m’aimez-vous plus que ne font ceux-ci? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur ; vous savez que je vous aime. » Jésus lui dit : « Paissez mes agneaux. »
« Il lui demanda de nouveau : « Simon, fils de Jean, « m’aimez-vous ? » Pierre lui répondit: « Oui, Seigneur; « vous savez que je vous aime. » Jésus lui dit: «Paissez « mes agneaux. »
« Il lui demanda pour la troisième fois : « Simon, fils « de Jean, m’aimez-vous ? » Pierre fut touché de ce qu’il lui demandait pour la troisième fois : « M’aimez-vous ? » et lui dit : « Seigneur, vous savez toutes choses ; vous « connaissez que je vous aime. » Jésus lui dit : « Paissez « mes brebis 8 . »
C’est bien la même doctrine que saint Paul répète dans