‹ La liberté de conscienceChapitre 68 sur 269 · PARTIE I. L'HISTOIRE · texte numérisé non relu

PARTIE I. L'HISTOIRE

puissent et qu’il leur soit loisible d’embrasser la religion catholique, apostolique et romaine, et qu’à cet effet, ils soient reçus à faire abjuration de la religion prétendue réformée, sans que leurs père et mère et autres parents y puissent donner le moindre empêchement, sous quelque prétexte que ce soit. » Ges enfants de sept ans, une fois convertis, rentreront-ils dans leur famille, et les exposerat-on aux mauvais conseils que leurs pères pourraient leur donner ? « Il sera à leur choix , après leur conversion, dit la déclaration, de retourner en la maison de leurs père et mère, pour y être nourris et entretenus, ou de se retirer ailleurs, et leur demander pour cet effet une pension conforme à leurs conditions et facultés, laquelle pension lesdits pères et mères seront tenus de payer à leurs enfants de quartier en quartier; et en cas de refus, voulons qu’ils y soient contraints par toutes voies dues et raisonnables. » Que si les familles, plutôt que de souffrir l’apostasie de leurs enfants âgés de sept ans, les font élever et nourrir à l’étranger, la déclaration leur impose de telles amendes qu’elles équivalent à la confiscation de leurs biens, si elles en ont, ou à l’impossibilité de subsister, si elles sont pauvres. Le parlement de Rouen poussa plus loin ; il prit le mal dans sa racine, et autorisa par arrêt les sages-femmes catholiques à ondoyer les enfants des religionnaires 1 .

Le roi se montra surtout inexorable envers la mort. Il n’allait pas jusqu’à autoriser le curé à pénétrer de force auprès du malade. Le curé prenait avec lui un magistrat; Je magistrat entrait seul dans la chambre, et demandait au malade s’il refusait. les secours du prêtre. Il fallait que le moribond répondit de sa propre bouche 2 . Plus tard, l’intervention du magistrat devint obligatoire, avec ou sans réquisition du curé 5 . N’y a-t-il pas déjugé ordinaire dans

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