‹ La liberté des cultesChapitre 33 sur 116 · TOUTS LIBERTE F^RIT · texte numérisé non relu

TOUTS LIBERTE F^RIT

berté et les antagonistes de l'autre. Leur alliance est fondée d'avance; elle se manifeste plus clairement à certaines époques, mais elle était fondée sur la nature des choses. Une aristocratie orgueilleuse en veut-elle à la liberté civile, elle attaque la liberté religieuse ; un sacerdoce intolérant a-t-il conjuré la ruine des droits de la conscience, il anathématise les institutions protectrices des droits civils. Les deux oppressions marchent ensemble ; les deux libertés fleurissent de concert. Elles se cherchent et se poursuivent Tuiie l'autre, par suite d'une affinité toute pareille à celle qui contraint les substances homogènes à se réunir et à se confondre, en dépit des éléments étrangers qui les séparent. S'il y avait une constitution où l'esclavage de la conscience fût écrit à côté de la liberté civile , ces deux principes ne pourraient longtemps se supporter l'un l'autre, et après des agitations plus ou moins longues, le temps viendrait où l'on verrait s'établir la liberté de conscience à côté de la liberté civile, ou l'esclavage politique parallèlement à l'esclavage religieux (1)/ Ainsi, que les amis de la liberté, de la monarchie représentative et du système constitutionnel n'y soient pas trompés. L'indépendance de la conscience est le gage de celle qu'ils poursuivent; ou, pour mieux dire, ce sont les deux parties de cette liberté qu'ils se sont engagés à défendre. L'une de ces parties ne saurait être à leurs yeux moins sacrée que l'autre, car le coup qui percerait la première ne pourrait manquer d'atteindri^a seconde. Ils ont accepté une noble cause, la

(1) Voyez la ConslUution du Mexique,

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