CHAPITRE X
5*" La publicité a été invoquée eomme la {dtis fôrte garantie de la société contre le pouvoir; mais long^ temps auparavant le pouvoir l'avait réclamée comme sa garantie contre la société. Elle l'est en effets et le gouvernement est en droit de l'exiger de toutes les ihi^ stitutions qui ne sont pas absolument domestiqués ^ eu qui ont un rapporl. direct avec la chose publique. Noûi ne savons jusqu'à quel point ce principe se eoncttie avec l'existence de certaines sociétés secrètes, ou dont le but et l'action ne sont point clairemeht avoués ; tnaiê il parait que toutes les institutions d'un cai^ctère seti^blable à celui que nous venons d'indiquer, doivent être sous l'oeil de l'autorité^ Ainsi le culte qui rassemble tin nombre plus ou moins considérable d'individus dépass^ sant les limites dé la société de famille^ ne doit point ee soustraire aux regards de l'autorité, ni revendiquer les droits de société privée.
Déjà cette r^le est tout à fait confortais à la nature d'une religion qui, ne trouvant aucun appui datiè l'ÊtAt,
POBUCITB DU CULTB. .)31
n't d'autre moyen que la persuasion , ni d'autre artifice qU6 la francbide ; le mystère et les démarches ténébreuses ne caractérisèrent jamais les amis de la vérité, liaifl» à ne considérer que les intérêts de la société citile^ et les droits du gouvernement qui est chargé d'y maintenir l'ordre ^ il faut absolument que le culte soit public^ afin qu'il ne puisse point s'y passer, à Finsu de Tautorité^ des choses contraires aux lois positives, c'est4-dire à la morale sociale, dont elles sont l'expression publique et la sanction. Ainsi il appartiendrait à un gouvernement de statuer que tout culte qui réunirait au delà d'un certain nombre d'adhérents j c'està<^dire plus que n'en comporte le cercle ordinaire d'une £K0iille et de ses relations intimes^ fit aussitôt Sa déclaration d'existence^ définît claii^ment son but et la nature de son action, et se rangeât ainsi authentiquement 80US Tœil et la sauvegarde de l'État;