SUR LA SÉPARATION DES DEUX SOCIÉTÉS
a Les établissements civils qui fixent les formules de foi et de culte sont incompatibles avec les droits de la liberté individuelle; ils engendrent des disputes; ils font de la religion un trafic; ils servent d'appui à Terreur, produisent Thypocrisie et la prévarication ; ils détournent l'esprit himudn de la rectitude qui doit diriger toutes ses recherches; ils arrêtent les progrès de la vérité. Une religion pure est un intérêt qui n'existe qu'entre Dieu et nos âmes. Cet intérêt ne peut recevoir aucun secours des institutions humaines.; il est souillé aussitôt que des lois ou des motifs mondains y mêlent leur influence. Les hommes d'État né doivent l'appuyer qu'en montrant dans leur propre conduite une atten-
tion sincère pour cet intérêt, suivant les formes qui s'accommodent le mieux à leur jugement , et en encourageant leurs compatriotes à les imiter. En qualité d'hommes publics, ils ne peuvent rien de plus. Tout ce qui est au delà, tout ce qui est influence gouvernementale dans la religion, a produit les conséquences les plus fâcheuses, et fait un mal essentiel à la religion. x>
(D. Price, De ^Importance de la Révolution d^ Amérique»)
NOTE XXU, page 205.