‹ La liberté des cultesChapitre 89 sur 116 · SUR LA DÉCLARATION DE CROYANCE EN DIEU · texte numérisé non relu

SUR LA DÉCLARATION DE CROYANCE EN DIEU

Quelques constitutions exigent du magistrat la dédaration qu'il croit en Dieu. C'est une croyance qu'il faut supposer à tout le monde, parce que c'est une propriété de la nature

AumaiDe d'admettre l'existence d'un Créateur. Une telle memttB semble une espèce d'injure à la vérité même à laquelle .00 veul rendre hommage. Il serait plus raisonnable d'établir ^e quiconque a insullé à cette croyance, est inhabile à remriir des fonctions pour lesquelles il faut absolument être intesli de la confiance publique j et celte confiance ne peut 'Rattacher à celui qui fait profession d'athéisme.

NOTE XXm, page 206.

DROITS civns.

« Une religion de l'État est celle qui fait que l'État ne reconnaît comme ses membres, ne laisse exercer ses fonctions, ÎB'admet à ses honneurs, à ses récompenses, que lorsqu'on ^fesse la religion qu'il a déclaré être la sienne. Tout le reste |St en dehors de l'Ëtat et de ses avantages, mais non pas |e ses charges, de manière à ce que l'on ne puisse être qu'à Boitié de la société, et seulement pour la partie onéreuse, .'injustice est palpable ; car quelle relation y a-t-il entre un cake et des emplois? La peine est prise hors de la nature du délit ; et, par conséquent, elle est contraire à la justice, qui (eut que les peines, pour être justes, se rapportent au délit; l'on n'aperçoit pas comment, avec justice, le spirituel peut Ire appelé à venger le temporel. »

(De Phadi, les Quatre Concordats, tome 1, page 130.)

NOTE XXrv, page 208.

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