‹ La libertéChapitre 43 sur 45 · M* 50TES · texte numérisé non relu

M* 50TES

Ma.'grré **o exaltation, cei homme n'était pas «tîÈitirent dép-'x-rru de h»>o *ens et d'humanité. On troove a la suite de f*a poème en prvse intitulé fc £é»*r ils sûelo, a dàsamrs pronoaré en septembre 1792 contre les journées des î, 3 et*,

Tbéopbile M «radar a laissé en manuscrit deux ouvrages : (a 6'fotrt e! «m Frer*, et le Phare des Bois* poème en seiie chants ; c'est dans le Phare des Bois que se trouve le chant da Crime, qui en fit défendre l'impression en 4809. M. A. M alial parle ainsi de cet ouvrage : « Quelqu'un qui en a entendu lire des fragments assure qu'on y remarque parfois des pensées fortes, exprimée! avec concision, mais qu'on y trouve aussi de l'incohérence et des incorrections fréquentes. On prétend que Napoléon, ayant lu des passages de ce poème, détint voir Fauteur et finit par lui témoigner qu'il ne reconnaissait pas en lui Vhomme du manuscrit. » Cela n'aurait guère été poli de la part de Napoléon.

En 484 4, l'empereur Alexandre, qui alors accueillait volontiers les hommes que leurs opinions libérales avait rendus ennemis du gouvernement napoléonien, permit que l'auteui du Phare des Rois lui fût présenté.

Sur la fin de ses jours, Théophile Ifandar était tombé dans l'indigence.

Je trouve dans un pamphlet, publié en l'an VIII et attribué & Kosny (de Versailles) ce portrait assez, dur : « Voilà un de ces hommes qui ont le plus à se plaindre de l'ingratitude de leur siècle ; de ces aigles qui, tandis qu'ils planent dans les nues, ne songent pas que leur pourpoint est troué, que leurs souliers sont déchirés, leur chemise sale, que leur Femme sou lire et que leurs enfants meurent de faim. Théophilo Mandar fut un des trois premiers membres du Comité religieux, un des trois fondateurs de la secte théo- philanthropique, avec les citoyens HaUy et Chemin le libraire. Ce fervent apôtre d'une religion naturelle et tolérante a donné la

Théorie des insurrections, ouvrage qui, dans les circonstances où il a paru (4793), eût pu faire beaucoup de mal, s'il eût été aperçu et si les insurrecteurs savaient lire. Joignons à cet ouvrage le Lendemain des Conquêtes et de la Souveraineté du Peuple. » Ce dernier ouvrage n'est qu'une traduction de l'anglais.

Page 57. Vous nous avez promis justice, vous nous la rendrez. Une autre version vient s'ajouter à celle du Patriote Français et à celle du Moniteur. Suivant V Auditeur national (numéro du samedi, 48 août, page 4), l'orateur aurait dit, en s'adressant à Y Assemblée : « Vous étiez assis quand le peuple était debout, et il semble que vous vous soyez bornés à considérer son attitude. Ressouvenez-vous de cette vérité : quand l'écolier est plus grand que le maître, tant pis pour le maître ! »

« Page 58. Les costumes des membres du Tribunal seront les mêmes que ceux des autres membres des Tribunaux. C'est ce costume à la général sur lequel s'égaie Fournel dans son Histoire du Barreau de Paris pendant la Révolution, et dont s'étaient tant moqués les Actes des Apôtns, deux ans auparavant. Les juges avaient un grand chapeau à panache, ce qui donna lieu aux vers suivants :

Du mot panache, chenapan

Est l'exact anagramme.

Tout vieux qu'est ce mot gallican,

Gomme il fait épi gramme!

Que les panaches de ce temps Ressemblent bien aux chenapans !

{Actes des Apôtres, 1. 16, p. 84 , édit. in-12.)

Page 73. Ce Mathieu ne fil que passer à travers le Tribunal; au bout de quelques séances on ne retrouve plus son nom. Il y a ici une erreur. Nous reverrons M. Mathieu plusieurs fois, et surtout dans les dernières séances de novembre.

Page 74. Quelques extraits de YHisioire du Tribunal révolutionnaire ayant paru dans les journaux, il m'est arrivé une réclamation de M. Maton de la Varenne, fils de l'historien de ce nom. M. Maton de la Varenne redoutant pour la mémoire de son père les interprétations que Ton pouvait faire de. cette qualification d'avocat des voleurs, je me suis empressé de déclarer à M. de la Varenne, dont je comprenais les justes susceptibilités, que j'avais voulu simplement désigner par cette expression un de nos plus excellents criminalistes, honnête homme au premier degré et auteur d'écrits anti-révolutionnaires fort estimés, fort consultés surtout.

Cette circonstance m'a mis à m*me d'apprendre que. M. Maton de la Varenne père a laissé de précieux et voluroinieux manuscrits. VHistoire particulière des événements qui se sont passés dans Vannée 419% , etc., ne serait qu'un fragment échappé à cette collection. La Bibliothèque royale est impardonnable de ne pas avoir acquis depuis longtemps ces pièces importâmes, amassées par le courageux avocat au péril de* ses jours, et dont la plupart comblent bien des lacunes indiquées par Descbiens.

Page 78. Des deux frères de Goffinhal, l'un devint procureur du roi ; l'autre fut fait baron de l'Empire, maître des requêtes et conseiller à la Cour de cassation. Louis XVIII l'autorisa à ne porter que le nom de M. le baron Dunoyer.

NOÏES. 313

t>age 89. 11 faut remarquer, en passant, que les mots les plus caractéristiques de la Révolution partent tous de Collotd'Herbois. Je m'occupe depuis longtemps d'une étude assez vaste sur ce personnage.

Page 92. La demande fut renvoyée à la Commission et convertie en décret. Voici la teneur de ce décret, proposé par Hérault et adopté immédiatement :

« 1° L'accusé aura pendant douze heures seulement en communication la liste des témoins.

» 2° L'interrogatoire secret est supprimé; l'accusé paraîtra seulement devant le président, ou le juge commis par lui, en présence de l'accusateur public et du greffier, pour déclarer s'il a fait choix d'un conseil ou en recevoir un d'office.

» 3° L'accusé conférera avec son conseil à l'instant même où il aura été entendu.

» 4° La loi relative aux récusations motivées ou non motivées aura lieu dans son intégrité ; mais les récusations ne pourront avoir lieu que dans le délai de trois heures.

» 5° Les membres du jury qui ont fait leur service dans une affaire, ne pourront être employés dans la suivante; leurs noms ne seront placés dans l'urne que pour le tirage

» 6° Le délai de trois jours entre le jugement et l'exécution n'étant accordé que pour donner le temps au condamné de se pourvoir en cassation, et cette faculté étant supprimée par la loi du 47 août, le délai entre le jugement et l'exécution n'aura pas lieu. »

En outre, le surlendemain, et sur la demande du Tribunal, le Conseil général de la Commune décida que les défenseurs officieux des criminels de lèze-nation ne pourraient être admis qu'avec un certificat de probité délivré par leur sec-

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