IV. La Liberté et les Sciences modernes
La crise scientifique. Triomphe de la méthode expérimentale.
1° La liberté et le déterminisme universel de la naturp.
a) Première objection. Si tout est nécessaire
au dehors de 1 ïime, tout est aussi nécessaire au dedans.
b) Deuxième objection. La liberté empêche-
rait les prévisions de la science ?
2° La liberté et la loi de la conservation de l'énergie. 150
a) Historique de cette loi. Les deux formules.
b) Solution de l'objection par Descartes,
Cournot, de Saint-Venant, Boussinesq, Delbœuf. Echec de toutes les solutions mécanistes.
c) Notre solution. On accorde le fait^de la
conservation de l'énergie, mais on discute le droit de l'opposer à la liberté. Pour mouvoir une énergie physique, faut-il toujours dépenser une nouvelle quantité d'énergie ? Oui, pour la motion ad extra par le choc. Non, pour la motion"" ad intra par action spontanée et immanente, commune à tous les vivants.
Question de qualité et non de quantité. P>elle théorie de S. Thomas et d'Aristote sur les moteurs immobiles.
d) On compare celte solution avec celles de
MM. Fonsegrive, Lénu Norl, Mgr Mer-
citT, <lii P. (le Munnynck, et du P Couaillîu;. Késumé et conclusion.
'6° La liberté et la Physiologie 177
Les exa^'érations de la méthode expérimentale. L'aimant et le ivflexe pris p(jur types de la volonté libre !
A) lia tiièse de M. Ribol. La volonté iieproiliiit rien, elle n'est qu'un reflet ou un écho des opérations physiologiques.
Il) Explication de Veffovt musculaire. Cette sensation est-elle alïérente ou eflférente ? Opinion de W. James et critique.
/*) Kxplication de l'effort d'attention. Ciwiense^i observations de M. Ribot. Discussion de ces faits.
c) Explication de l'effort d'arrêt. Nœud de la
difûculté. Les mécanismes d'arrêt ne peuvent remplacer le mécanicien.
d) Explication de l'effort de rféctston. Curieuses
observations sur l'impuissance à se décider et l'impuissance à agir, soit par excès soit par défaut d'influx nerveux ou de sensibilité. Discussion de ces faits. R) Notre thèse. La volonté ne suffit pas à produire le mouvementjmais son efficacité pour le produire ou l'empêcher, dans des comlitions données, est incontestable.
a) Le grand argument de M. Ribot.
b) Accord inattendu avec M. Ribot.
4° La liberté et la Critique historique 203
a) Les lois de l'histoire prouvent-elles le déterminisme ? L'imprévu dans l'histoire.
Il y a place pour la liberté.
6) Les moyennes de la statistique, seraientelles exactes et constantes, neprouveraient rien contre la liberté. Aveux de Quételet.
5° La liberté et la Criminologie 209
a) Le prétendu type criminel. Signes physio-
logiques, anatomiques et psychiques.
Les sous-types criminels.
b) Les conclusions déterministes. Leur criti-
que. La dépendance de l'àrae et du corps n'est pas Tidentité. Le type physiologique est-il une cause ou un effet du genre de vie et des habitudes ?
c) L'hérédité n'est pas fatale, ordinairement. Cas tératologiques. Degrés intermédiaires. La folie ne prouve rien contre la raison et la liberté de l'homme.
Conclusion. La science n'a pas ébranlé le double témoignage de la conscience psychologique et morale. Leur accord s'impose.