‹ La libertéChapitre 41 sur 85 · COT»V · texte numérisé non relu

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Il y a ensuite les mariages annulables par les tribunaux. Ce sont ceux où le consentement d^une des parties a été le résultat de la violence ou de Terreur ; ceux qui , par le défaut d*affichage ou de publication, sont entachés de clandestinité; ceux encore qui ont été contractés malgré la volonté des ascendants dont le consentement était exigé par la loi , etc. Sans doute il est fort rare qu'une cause de nullité se rencontre dans un mariage, et les tribunaux sont très-sévères dans Texamen des moyens proposés; mais enfin la loi a pourvu aux erreurs» aux surprises, à la violence , et le mariage est toujours contracté avec liberté et avec intelligence de ce que Ton fait.

Il'y a pour les mariages réguliers, la ressource suprême deia séparation de corps. Il est parfaitement possible, dans Tétat actuel de la législation, de rompre une union devenue intolérable. Beaucoup des arguguments qu'on allègue en faveur du divorce auraient de la valeur si la séparation de corps n'existait pas, mais elle existe. La séparation de corps est la faculté de se démarier; le divorce est la faculté de se remarier du vivant de son premier conjoint : voilà toute la difTérence. Ainsi tout ce qu'on pourra dire sur les malheurs d'une union mal assortie ne conclut pas en faveur du divorce , puisqu'on a la ressource de la séparation de corps.

La séparation de corps est difficile à obtenir';

1. Code de procédure civile, art. 875-881, 872. Code civil, art. 236-2(i7, 2^9, 250, 256-260, 262-266, 275-294.

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