i/.. t6., Réponse à M, Bordes^ t. 1, p
d'avoir des souliers, pour n'être pas dispensés d'avoir de la vertu*. »
Je ne veux pas parler de Mably, qui attribuait tous les maux de Thumanité à Tinégalité dans la fortune, dans l'éducation y dans les talents, qui expliquait cette inégalité par la propriété , et la propriété par un abus de la force ; ni de Morelly, auteur d'un Code de la nature j longtemps attribué à Diderot, et qui , en établissant la communauté des biens , chargeait l'État de donner à chaque citoyen son éducation , sa profession^ son travail , sa femme et sa nourriture*. Déjà nous approchons du temps où les théoriciens du communisme pourront rêver la réalisation de leurs idées y où Marat écrira dans son journal, en invoquant la liberté de la presse, ces lignes sanglantes :
a Quand les lâches mandataires du peuple encouragent au crime par l'impunité , on ne doit pas trouver étrange que le peuple, poussé au désespoir^ se fasse lui-même justice. Laissons là les mesures répressives des lois ; il n'est que trop évident qu'elles ont toujours été et seront toujours sans effet.
« Dans tout pays où les droits du peuple ne sont pas