Psaume h
LA JUDÉE
au dedans de moi bénisse le nom de sa sainteté. Mon âme, bénis l’Éternel et n’oublie pas un de ses bienfaits. C’est lui qui te pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes les infirmités1. »
Et le psaume CVII, où les détresses morales sont décrites avec une si poignante énergie ! « Célébrez I’Éternel, car il est bon, parce que sa bonté demeure à toujours. Que ceux-là le disent qui sont les rachetés de rÉternel, lesquels il a rachetés de la main de l’oppresseur. » Suivent les images sous lesquelles le psalmiste décrit les misères de l’âme éloignée de son Dieu. Ce sont d’abord des hommes égarés au désert; affamés, altérés, le cœur leur manque ; « alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse, et il les a délivrés de leurs angoisses. » Ce sont ensuite des hommes plongés dans les ténèbres d’un cachot, « garrottés d’affliction et de fers. » Personne ne leur vient en aide; « alors ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse, et il les a délivrés. » Puis, ce sont des mourants ; puis ce sont des navigateurs en proie à la tempête. « Ils montent aux deux, ils descendent aux abîmes; leur âme se fond d’angoisse. » — Et toujours, lorsque l’angoisse morale est arrivée à son comble, le cri éclate, la prière brûlante et aussitôt exaucée.
11 faudrait tout citer; je m’arrête. N’est-il pas vrai que nous avons retrouvé la vie, la vie et la liberté? N’est-il pas vrai qu’en retrouvant Dieu nous avons retrouvé l’homme? Voici des cœurs qui battent; nous avons quitté la région des langueurs malsaines, des rédemptions magiques, des rites remplaçant la piété,