‹ La liberté morale (volume 2)Chapitre 84 sur 101 · LE DIEU VIVANT · texte numérisé non relu

LE DIEU VIVANT

Ce n’est plus le Dieu esclave qui a commandé une fois et qui depuis n’a cessé d’obéir ( semel jussit, semper paret ] ; c’est le Dieu libre dont la puissance se déploie sans discontinuer. Jésus-Christ l’a dit, « mon père travaille jusqu’à maintenant, et je travaille aussi1. »

J’ai parlé de prières; ici encore l’Évangile opère un immense affranchissement. Voici la prière qui est autre chose qu’une contemplation ou un exercice moral, autre chose aussi qu’un rite patriotique. La prière chrétienne nous ouvre véritablement le ciel, « nous avons la liberté d’entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus2. » Nous sommes des enfants qui parlent à leur père, qui lui racontent tout, qui lui apportent tout : leurs souffrances, leurs tentations, leurs doutes, leurs difficultés, et auxquels leur père répond.

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