‹ La liberté morale (volume 3)Chapitre 43 sur 196 · CONCLUSIONS SUR L'ORIENT · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS SUR L'ORIENT

Lorsque Nahaman a été converti par Elisée, il lui adresse ces paroles : « L'Éternel veuille pardonner ceci à ton serviteur, c'est que, quand mon maître entrera dans la maison de Rimmon et qu'il s'appuiera sur ma main, je me prosternerai dans la maison de Rimmon. » Nahaman comprend sans doute en partie que la foi en l'Éternel impose des devoirs; cependant l'idée d'une vérité excluant Terreur lui est si complètement étrangère, qu'il sollicite l'autorisation de servir le vrai Dieu sans cesser d'honorer en Syrie le dieu du pays, et que le prophète, le livrant à sa conscience, qui le mènera plus loin qu'il ne l'a prévu, se contente de lui répondre : « Va en paix. »

Qui ne se souvient du discours de Rabsaké, adressé aux habitants de Jérusalem assiégés par l'armée de Sennachérib, son maître1? « N'écoutez point Ézéchias, quand il voudra vous persuader en disant : l'Éternel nous délivrera. — Les dieux des nations ontils délivré chacun leur pays de la main du roi des Assyriens ? Où sont les dieux de Hamath et d'Arpad ? Où sont les dieux de Sépharvajim, de Hénah et d'Hivah? Et même a-t-on délivré Samarie de ma main ? Qui sont ceux d'entre tous les dieux de ces pays-là qui aient délivré leur pays de ma main, pour dire que l'Éternel délivrera Jérusalem de ma main ? »

Les pays étant en guerre, leurs dieux sont en guerre ; et, par une conséquence logique (les exemples abondent), le vainqueur emmène prisonniers les dieux des vaincus.

Les dieux se transforment si bien en chefs des

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