‹ La liberté morale (volume 3)Chapitre 87 sur 196 · LE CLERGÉ ET LE CULTE · texte numérisé non relu

LE CLERGÉ ET LE CULTE

Je dis ce qui était au temps des apôtres. Que plus tard les libertés évangéliques aient été méconnues ou foulées aux pieds, c'est une autre question qui demeure étrangère à notre étude actuelle. On pourra soutenir que ces changements étaient nécessaires, que l'Église ne devait pas se contenter toujours de son organisation primitive, que le développement est un principe qui s'applique là comme ailleurs l. Je ne discute pas ces arguments, je mets en lumière simplement ce qui me semble incontestable, le fait apostolique, ce qui est dans l'Évangile, rien de plus et rien de moins.

Or, à ce point de vue, une chose me frappe : cette

1 . Voici en quels termes M. de Sismondi a soutenu cette thèse : « Je vais chercher le christianisme plutôt dans ce qu'il est devenu

que dans ce qu'il était à son origine Il s'est enrichi de toutes

les méditations pieuses... de tout ce que l'amour de l'humanité a inspiré de plus beau et de plus pur pendant une longue suite

de siècles J'espère qu'il se développera et se perfectionnera

encore. » Il n'y a pas un mot là que nous ne repoussions; mais écartons un débat qui n'est pas de notre sujet. Ne tombons pas dans la controverse.

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