DE LA CINQUIÈME ÉDITION
Nous avons commencé la revendication de la liberté dès le lendemain du 2 décembre.
A cette dale de Thistoire, les positions étaient tresfranches. L'Empire disait : je ne veux pas vous donner la liberté ; et nous répondions : nous ne voulons pas nous en passer.
La réclamation fut si forte, qu'il devint impossible au gouvernement de conserver les positions qu'il avait prises. 11 céda sur quelques points, et devint ce qu'on a appelé l'Empire libéral. A partir de ce moment, il n'eut plus de raison d'être. Par son origine, par sa conduite et par sa définition, il était la force. Il n'y avait pas de différence pour lui entre céder et périr.
La République, au contraire, est la liberté. C'est par la revendication de la liberté, et pour la possession de la liberté, qu'elle s'établit. 11 ne faut pas qu'elle abandonne la liberté, quand elle est au pouvoir, et qu'elle essaye à son tour d'être la force. Si c'est de force qu'il s'agit, et non de droit et de liberté, hàtons-nous de retourner à l'Empire. L'Empire peut être la force sans contradiction et sans hypocrisie; c'est sa mission d'être fort, elc'estaussi sa consécration. Il ne promet rien autre chose que