‹ La liberté politiqueChapitre 36 sur 66 · Des 6l6m6Ms de la m>ert6 : exposition et commentaire · texte numérisé non relu

Des 6l6m6Ms de la m>ert6 : exposition et commentaire

des principes de 1789.

Ne tirons de cet admirable huitième livre, qu'on est toujours heureux de relire, que cette conclusion : tous les gouvernements tombent par Tenvahissement de Tintérêt personnel. Le gouvernement a pour mission de représenter la morale, c'est-à-dire de rendre le peuple juste et heureux par la possession de la liberté. Quand, au lien de penser au peuple, il pense à lui, à sa durée, à son éclat, Â sa richesse, tout ce qu'il prend au delà de la force né- <^essaire à l'accomplissement des lois, il l'usurpe. Il perd le caractère de guide et de ministre pour prendre celui de maître et d'ennemi; déserteur du droit, il ne peut plus se maînteqir que par la force; il faut donc qu'il succombe 4iprèss*être inutilement déshonoré.

Voilà le mal : quel sera le remède ? Gherchons-le dans ces principes dont nous pariions tout à l'heure, et qui, supérieurs à toutes les constitutions, peuvent seuls leur donner de la légitimité et de la solidité. Étudions, pour 4iinsi dire, les éléments de la liberté. Dans toute théorie politique, il s'agit toujours de chercher quelle part doit ^tre faite à l'autorité, quelle latitude doit être laissée à la liberté. Quand on a déterminé ce que l'autorité doit retenir, sous peine d'être inefficace, ce que la liberté doit revendiquer, sous peine d'être étouffée, il reste encore à se demander, suivant le génie, Phistoire, la population, la situation géographique et l'industrie particulière des peuples, à quelle forme de gouvernement on confiera la tftche d'exercer cette part de pouvoir sans la dépasser.

Page 1