‹ La liberté religieuse: 3:e édChapitre 25 sur 31 · USS CORPORATIONS MONASTIQUES AU SEIN DU PROTESTANTISHI · texte numérisé non relu

USS CORPORATIONS MONASTIQUES AU SEIN DU PROTESTANTISHI

En rompant avec le christianisme, en attribnant à la philosophie la direction suprême de Thumanité, le dix-huitième siècle a mis la religion en dehors de la science , il semble aujourd'hui que ce qui touche ce premier intérêt de Thomme ne soit qu'une question d'école et ne concerne que les théologiens de profession. Un vieux préjugé qui nous est particulier a favorisé cette indifférence. Parler de religion a été, de tout temps, considéré en France comme une témérité de mauvais goût. Il est permis de croire ou d'être incrédule, mais non pas de remuer des problèmes qui forceraient à réfléchir. Ce préjugé, où il entre plus de légèreté que de respect, n'est guère moins fâcheax que le dédain des philosophes. Nous avons beau fermer les yeux pour ne point voir, la religion n'en tient pas moins la première place dans le cœur humain. Dans la vie publique, aussi bien que dans la vie privée, c'est un élément qui se mêle à toutes nos idées et à toutes nos actions. Il est plus d'un législateur, esprit fort, qui, sans s'en douter, ne croit qu'aux vérités de son catéchisme; il n'est guère de question sociale, économique, et même littéraire, qu'on n'entende de façon diverse chez les protestants et chez les catholiqu/3s. C'est donc une faute que de négliger

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