ET DANS NO^ HABITUDES PARLEMENTAIRES
(Extrtit)
En Angleterre, la plupart des questions importantes, ayant d^étre portées au Parlement, ont été préalablement approfondies et discutées dans une foule de réunions publiques on privéet, qui sont comme autant de rouages qui épluchent, broient et pétrissent la matière politique avant qu*elle ne passe souf le grand laminoir parlementaire.
Lorsque le membre de la Chambre des Communes arrive à "Westminster, il a déjà une entière connaissance de tous les sujets qui doivent se présenter pendant la session, car il a déjà pris, mainte fois, la parole dans un grand nombre de meetings et de dinners; il a soutenu de fréquentes discussions dans les clubs dont il fait partie. Il u^est pas inutile de remarquer que rbabitude où sont ii03 voisins de se priver de -la société des femmes dans leurs clubs et à la fin de leurs repas n*est pas sans influence sur le développement de l'opinion publique, car c'est Tabsence des femmes qui permet aux hommes d^aborder journellement les questions sérieuses.
En Fran<'«, au contraire, le député qui arrive à la Chambre n'a entendu de controvei*ses politiques que dans son journal, et les occasions lui manquent pour approfondir Topinion el pour s'exercer dans les luttes préparatoires à la grande lutte de la tribune.
Le droit d'association est donc la base fondamentale d'un gouvernement représentatif. ........
(Napoiéo.n 111, ses Œuvres^ tome IL)