GRANDE BIBLE
« Une autre grant Bible en quatre (^lire cinq) volumes in-folio, escrite sur le veslin, qui a toujours servy et sert encore à présent pour lire durant la réfection » fut encore léguée au couvent des Célestins par le testament de Louis d'Orléans (Louis Beurrier, Histoire du iiioiiastère... des pères Célesiins de Paris... Paris, 1634, in-4,
M. Henry Martin a retrouvé à la Bibliothèque de l'Arsenal les
volumes I et V de cette Bible (mss. n°'' 578-579) ; les volumes II,
III et I\' sont à Saint-Pétersbourg {Catalogue des manuscrits de la
bibliothèque de r Arsenal, t. I, p. 431-432).
BIBLE en français.
Bibliothèque nationale, ms. fr. 15397.
Cette Bible fut commencée sur les ordres du roi Jean et son exécution fut confiée à maitre Jean de Sy ', à la charge des Juifs (L. Delisle, Le cabinet des manuscrits, t. I, p. 16; S. Berger, La Bible française au Moyen-Age, p. 238 et suiv.). Elle ne fut jamais terminée.
En 1380, Etienne de Chaumont, docteur en théologie, recevait 20 écus dor « pour cause de labourer en la translacion de la Bible, laquelle fit commencer le roi Jehan... » (De Laborde, III, n° 5372). Jean Nicolas, dominicain, 20 écus d'or pour le même objet, le 3 septembre 1397 (Jbid., n° 5783 ). Guillaume Vivien, dominicain, bachelier en théologie, 20 écus d'or, le 6 octobre 1397 (Ibid., n° 5786). Jean de Chambli, dominicain, 20 écus d'or, le 20 novembre 1397 Çlbid., n^ 5 791)- Symon Domont, maître-ésarts, étudiant en théologie, 20 écus d'or, le 5 janvier 139S Qbid., n*^ 5797). 202 livres furent payées au mois d'avril 1398 pour cet objet ; y travaillaient Jean Nicolas, frère Guillaume Vivien, frère Philippe de Chambli, demeurant à Poissy, Symon Domont, Gille Pasquet, Henri Chicot, Nicole Vales, demeurant à Rouen, GeoftVoy de Pierrefonts, demeurant à Orléans Çlbid., n'^ 5828). Jehan de Signeville (Jbid., n° 5836). En 1410, on y travaillait encore et Charles d'Orléans faisait payer 20 écus aux traducteurs Jean de Chambli et Nicolas Vales (Jbid., n° 6175 et 6176).
r. Sur ce personnage, AL A. Thomas (Jean de Sy et Jean de Sys) dans la Romania, 1892, p. 612-62^.
BIBLE, en latin'.
Le 9 septembre 1394, 240 écus d'or furent payés à Olivier de l'Empire, libraire à Paris, pour « une Bible en latin couverte de cuir rouge à quatre fermans dorez, esmaillez ».
(De Laborde, III, n° 5626.)
BIBLE, en latin, et SAINT JÉRÔME.
Boivin, n° 26. Ouvrage ainsi décrit dans la « librairie », parmi les livres rapportés d'Angleterre :
Ung autre livre a fermouers d'argent dorés, contenant la Bible et saint Jérôme, commansant : Frater Amhrosius, couvert de velours vermeil.
(De Laborde, t. III, no 6526.)