‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 30 sur 224 · Peu après 1457, '^ 'i · texte numérisé non relu

Peu après 1457, '^ 'i

Oucques mais je ne me trouvay Si rude, car je suis pour vray Tout enroillé de Nonchaloir.

Cf. p. 145, 146, 147 (pièce datée de 1459) (éd. Guichard, p. 97).

7. « Car quant a la mort de feu monseigneur mon père, (que Dieu pardomt) j'estoye lors jeune enfFant et n'en scavoye avoir la douleur, ainsi que je y estoye tenu de ma prison ». Discours de Vendôme en faveur du duc d'.^lençon (Champollion-Figeac, p. 370).

8. De balader j'ai beau loisir .autres deduiz me font cassez.

(éd. Guichard, p. 50).

taire que nous possédions de sa librairie \ Il était alors fort gêné et toujours entre les mains des Lombards de Bruges qui l'avaient suivi à Londres - ; cette même année, pour former la rançon de son frère Jean d'Angoulême et indemniser les marchands parisiens qui avaient pris hypothèque sur ses biens, il donna l'ordre de les vendre jusqu'à concurrence de 41.000 livres >. Toutefois il est peu vraisemblable qu'il cherchât à engager ses livres, comme il venait de le faire pour ses joyaux, car on continua toujours à lui en faire passer. Cet inventaire de 1417 fut dressé, avec l'état des joyaux et tapisseries et autres biens meubles restés au château de Blois, le 5 mai, par Pierre Renoul, secrétaire du duc, en présence de son procureur Oudart du Fouilloy, assisté de Michel Blondel, orfèvre -^.

Nous vo3'ons même qu'en 1426 Charles d'Orléans fit racheter un livre portant la signature du duc de Berry, qui, pris sur les Bourguignons par le seigneur de Guitr}% avait été vendu à Orléans ' ; il fit également recouvrer cette belle Bible neuve, translatée en français, à grandes lettres et nombres d'or, que le dauphin Charles emprunta à M^ Pierre Sauvage, feignant d'y vouloir lire et passer temps, et qu'il ne voulait plus restituer^.

Il est toutefois certain qu'en 1427 Charles d'Orléans donna l'ordre de vendre ou d'engager, au mieux de ses intérêts, les livres restés à Blois '^ : cet ordre fut donné de Cantorbéry le 17 Mars à Hue de Saint-Mars, seigneur de Mortemart. Les chambres de drap d'or et de soie, les pannes de menu vair, les couvertures de lit et toutes sortes de tapisseries devaient suivre le même sort. Les livres faisaient alors partie de la tapisserie, qui dépendait elle-même de la garde-

1. L. Delisle, Le cabinet des Manuscrits, t. I, p. 105-108 (Arch. Nat., K. 500, n'5).

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