‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 29 sur 224 · XXII LA LIBRAIRIE · texte numérisé non relu

XXII LA LIBRAIRIE

Sois}-, pannetier de la maison d'Orléans, pour la somme de 40 écus d'or '.Le 14 avril 14 10, comme le duc de Bretagne séjournait à Blois, Charles sortit du trésor, pour lui en faire présent, de belles Heures d'or et d'azur, enrichies de perles et de saphirs, reliées de velours noir à rinceaux dorés -; à Mauléon il donnait de petites Heures écrites en lettres minuscules 5 ; le II janvier il présentait à sa belle-mère, Bonne d'Armagnac, les belles Heures à l'usage de Rome, enluminées d'or, reliées de plaques d'or aux images de Saint Louis de Marseille et de Saint Louis de France, joyau qui lui venait de Valentine ■♦. Le 14 juin 141 5 on lui reliait un missel 5.

Mais bientôt la captivité d'Angleterre allait donner àCharl es d'Orléans des loisirs inquiets. Pris dans les champs d'Azincourt, au mois d'octobre 141 5, il devait séjourner pendant vingt-cinq ans dans l'ennuyeuse Albion. Il y arriva en pleine adolescence; il la quitta à trente-six ans, alourdi et vieilli prématurément ^\ De la captivité d'Angleterre on peut dater le grand changement qui se fit dans son esprit : car elle lui semblait plus odieuse, plus cruelle même que la mort de son père, dont, jeune enfant, il ne ressentit point de douleur". Il médita, il lut, il écrivit et, comme le vieux Boèce, fut visité par la Poésie ^.

C'est d'Angleterre qu'en 1417 il demanda le premier inven-

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