‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 65 sur 224 · LVI LA LIBRAIRIE · texte numérisé non relu

LVI LA LIBRAIRIE

Repaissez vous en parler gracieux Avec Dames qui menguent poisson, Vous qui jeusnez par grant dévotion :

Ce vendredi nepovez faire mieulx...

Lire vous voy faiz merencolieux De Trovlus, plains de compassion ; D'Amour martir fut en sa nascion :

Laissez l'en paix il n'en est plus de tieulx !

Venons maintenant à ce qui fut la passion secrète de sa vie, à la poésie : car, de l'avis commun, on l'estimait grand poète, et, comme on disait alors, grand rhétoriqueur '.

Nous parlerons d'abord de son goût pour la musique de laquelle on faisait dépendre la versification -. Comme sa mère il jouait de la harpe ' et les chansons furent parmi ses premières compositions poétiques-^. De la captivité d'Angleterre il remporta plusieurs chansons notées ^ et, sur le manuscrit original de ses poésies, nul doute qu'il n'ait fait réserver la place destinée à la musique ^. Volontiers il accueillait les ménestrels de passage et réglait leur dépense ', lombards, ^, anglais joueurs de luth, de guitare et de hauts instruments'^, et ceux de Bourgogne '°. Dans ses voyages, ils ne manquaient pas de se faire entendre devant lui, car on savait le duc d'Orléans connaisseur ".

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