‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 75 sur 224 · LXIV LA LIBRAIRIE · texte numérisé non relu

LXIV LA LIBRAIRIE

bien aimée Marguerite d'Usson, femme de M. de Courcelles et demoiselle d'honneur de la duchesse, certains droits sur le sel, il avait fait apposer son signet, ne pouvant signer de sa main '. Cette mention se renouvela plusieurs fois sur des actes donnés dans l'hiver de 1461-1462 ^ Et sans doute, elle marque des attaques de goutte, dont le duc se plaignait dans ses poésies et dont il eut encore à souffrir en 1463 '. On peut donc admettre qu'il cessa d'écrire vers 1461. On sait que Charles d'Orléans mourut à Amboise dans la nuit du 4 au 5 janvier 1465 •^.

Il reste à déterminer le lieu où furent abrités les livres qui composaient la librairie de Charles d'Orléans.

En 1409, ils avaient été amenés de Paris à Blois>. Charles d'Orléans couchait alors au troisième étage de la tour de laTrésorerie. Une armoire à trois rayons se dressait entre les deux fenêtres, près de son lit, et Beaugency en conservait les clefs. Ses livres occupaient les rayons du milieu et du haut de cette armoire; dans celui du bas se trouvait un coffre de cuir noir ferré où les bijoux et les joyaux étaient conserv'és ^. C'est dans cette pièce que Charles d'Orléans fit disposer les livres ramenés d'Angleterre et ceux qu'en France il retrouva : Jean de Bruxelles, son valet de chambre, paraît en avoir eu la garde". Là encore on conservait, dans le coffre de M^ Pierre Sauvage, les cédules écrites en Angleterre^. La librairie semble donc avoir suivi le sort des Archives de la Chambre des Comptes trans-

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