‹ La librairie de Charles d'OrléansChapitre 74 sur 224 · Quelques-uns sont reproduits en fac-similés ci-après · texte numérisé non relu

Quelques-uns sont reproduits en fac-similés ci-après

bE CHARLES d'oRLÉAXS LXllI

scrlption partielle de ses poésies \ Ecriture lente, harmonieuse, très nette, où les capitales sont toujours élégantes et fleuries. La transcription autographe des poésies nous permet encore de surprendre à la fois la pensée du poète et le travail du copiste, car nous le voyons gratter, récrire des mots, des pièces-. Un jour, feuilletant son propre recueil, son regard est tombé sur la chanson : C/ri't'^ moy les yeux. Plus bas, dans la marge, il écrit le début d'une pièce dont nous n'avons ainsi que la première strophe ' :

Quant je la regarde Elle vient fcrir Mon cueur de la darde D'amoureus désir

Enfin il ne dédaignait pas de transcrire les pièces de ses amis comme les siennes, ayant toujours été curieux de la poésie d'autrui'^.

Soigneux de sa main, il se montra amateur de tout ce qui se rattachait à l'industrie du scribe comme aux commodités de l'écrivain. En 14 lo il faisait régler, (avec un hanap, un chapeau de velours et des moufles de chamois fourrés) « une escriptouere de soye dorée et armoié de ses armes > ». Ils étaient les biens venus ces merciers qui déballaient dans la cour du château de Blois leurs petits paniers et que le duc a peints et blasonnés de si gentille façon ^. De l'un d'eux il acquit en 1455 trois tablettes à écrire et une « escriptoire de corne " ».

Son écriture n'a guère varié. Toutefois en 1463 Pierre Billart, son chantre, lui vendit 4 paires de lunettes : on peut donc croire que sa vue avait baissé '\ Déjà sur des lettres du r"" décembre 1461, par lesquelles il remettait à sa chère et

1. p. Champion, Le manuscrit autographe de Charles d'Orléans, Paris, 1907 (ms. fr. 254)8).

2. J'ai signalé ces travaux et ces corrections (Le Manuscrit autographe, p. 2-8).

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