‹ La libre paroleChapitre 19 sur 20 · BÉRANGER ET LE SECOND EMPIRE · texte numérisé non relu

BÉRANGER ET LE SECOND EMPIRE

Je trouve dans l'ouvrage de M. Arthur Arnould une chanson à peu près inconnue, non réunie dans les Œuvres complètes de Béranger, et qui prouve bien que le poète national n'était pas, comme on a voulu le dire, un poëte césarien. Cette chanson a pour titre : le Mort et la Police. Je suis heureux de la citer.

LA MORT ET LA POLICE Air ; Des Amazones.

De par le préfet de police, Qui vous sait à l'extrémité, Moi, monsieur, délégué d'office, Je viens vous remettre en santé.

A table, et vive la gaieté !

Que vos docteurs d'ici fassent retraite. Par eux toujours la mort prend ses ébats; Or, de mourir défense vous est faite. |

Obéissez, monsieur, ne mourez pas! \

Bis.

Vous mort, il faut qu'on vous enterre.

Que de gens viendront au convoi !

Pleureurs de mauvais caractère,

Prête à tout mettre en désarroi.

Nous savons comment tombe un roi ; Voudriez-vous que le char de l'empire Sur votre fosse allât faire \\n faux pas? Bien (jue ce mot vous arrache un sourire, Obéissez, etc.

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