SCÈNE III
ANDOCIIE, GEORGETTE.
ANDOCHE, entrant un panier sous le bras et une poêle è la'moin.
A vos souhaits, madame.
GEORGETTE
Merci, monsieur, (voyant les accessoires. ) Gomment, monsieur... Est-ce que vous êtes cuisinier?
ANDOCHE
Oui, madame... par nécessité; la table d’hôte viont d’être envahie par dix-sept touristes anglais avec des dents longues comme ça et qui demandent à manger. Gomme je manifestais le même désir à l’hôtesse, elle m’a moi;
répondu qu’elle n’avait pas le temps de s occuper de alors j’ai pris au hasard ce qui m’est tombé sous la
GEORGETTE
Et mademoiselle Fritzen ?
ANDOCHE
Elle allume du feu dans la chambre d’en face. . . où elle vous attend avec son costume dos dimanches.
Mademoiselle Fritzen est vraiment très-obligeante.
ANDOCHE*, allant déposer son panier à droite.
Oh ! rassurez-vous, elle mettra son obligeance sur la note, l’hospitalité suisse n’a rien de commun avec l’hospitalité écossaise.
GEORGETTE, riant ot chantant.
Chez les montagnards écossais...
ANDOCHE
Oh 1 non, je vous en prie, pas de Dame Blanche ...
GEORGETTE
Je vais retrouver mademoiselle Fritzen.
ANDOCHE
Désirez-vous que je vous accompagne?
GEORGETTE
Mais non, monsieur.
ANDOCHE
C’est que mademoiselle Fritzen ne comprend peut-être pas très-bien le français.
GEORGETTE
Je lui ferai des signes...
* Georgette, Andoche.
ANDOCHE
Ainsi. . . Vous ne voulez pas partager mon déjeuner?
GEORGETTE
Non. . . j’ai apporté des tablettes de chocolat... et cela me suffira... Adieu, monsieur... et merci «je votre complaisance.
ANDOCIIE, saluant.
Madame ! la porte on face. (Georgettç sort on éternuant, an tournant par la galerie.)