SCÈNE VI
GEORGETTE, seule, riant.
Ah! ah! pauvre garçon... j’ai bien envie de le laisser dans son armoire jusqu’à mon départ... Mais ma vengeance ne serait pas complète, il mérite mieux que cela... Je vais jouer à son bénélice la scène du mari jaloux et de la femme soupçonnée. 11 est capable d’en faire
une maladie, car il ne me paraît pas d’une bravoure
exagérée. (Allant A la porte d’entrée et rouvrant avec fracas comme quelqu'un qui entre. — Voix naturelle.) Ah ! C est toi, Alfred... Ah 1 mon Dieu! qu’as-tu... tu ne me réponds rien... un enrouement... je comprends... je comprends..., être venu achevai par un temps pareil. . . (Faisant tomber une chaise et frappant •ur ica meubles.) Pourquoi cette colère!... ce monsieur que tu as vu à la fenêtre, c’est Fritz... le garçon d’hôtel... Tu ne me crois pas?(Renver»ant les meubles.) Mais non... je te jure! Mon amant... luil... ici... O ciel! un revolver! Alfred... tu veux le tuer... grâce! Eh bien, oui... il est là... dans ce placard... tiens, voici la clé..., mais contentetoi de le blesser... ne le tue pas... grâce pour lui! (eu«
so jette à genoux.)