STÉPHANE MALLARMÉ
La mourante clarté, fuyant de cime en cime, Fit resplendir enfin la crête plus sublime ; Mais l'ombre couvrit tout de son aile. Et voilà Que le dernier sommet des pics ctincela, Et s'éteignit.
Alors, formidable, enflammée D'un haut pressentiment, tout entière, l'armée, Brandissant ses drapeaux sur l'occident vcnneii, Salua d'un grand cri la chute du Soleil.
(José-Maria de Héré dia, Les Conqueranti de rOr.)
A U dentier degré' de l'arbre — en haut, en bas ? "^^ fis se rejoignent certes — ce qu'on a appelé {quelques journalistes) l'École décadente. Terme juste, oui, dans le sens de rayons plus pâles, rasant la terre 'slanting' — "très automne, bien soleil couchant," disait l'un d'eux.
Et ici ils se présentent tous deux — an>ionciateurs — les échappés du Parnasse, dont ils '■signifièrent ' la forme : Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine, «/i?M.r maîtres, Pun des suggestions, l'autre des échos. — Comme E. A. Poe, Mallarmé nie ce qu''on appelle ■vulgairement la ' réalité' ; il affirme :
' Que ce pays n'exista pas.'
{Prose pour des Esseintts.) Seul, est manifeste ' Phytnne des cœurs spirituels,'