ARTHUR RAIMBAUD ÉTERNITÉ
Tn'LLE est retrouvée, -^ Quoi? l'éternité.
C'est la mer allée Avec le soleil.
Ame sentinelle,
Murmurons l'aveu, De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans, Donc tu te dégages :
Tu voles selon . . .
Jamais l'espérance ;
Pas d'orieiur.
Science avec patience . . .
Le supplice est sûr.
De votre ardeur seule,
Braises de satin, Le devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.
Elle est retrouvée.
Quoi? L'éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
GUSTAVE KAJIN
/^OMME, en F activité littttiaine, il est certaines ^^ parties, ntoiibres qui n'agissent ni ne se manifestent, ainsi en la forme poétique le vers dit libre, ^ polymorphe,' révèle le rythme sous tous ses aspects, la songerie en toute sa souplesse, que figeait F ancien mètre en un unique cadre, de dorure défraîchie. Certains — M. Gustave Kahn — essayèrent d'un doigté rapide de parcourir le clavier, en laissant çà et là des harmonies fondamentales :
^ 7 OIX de l'heure implacable et lente,
Timbre avertisseur du passé, Encore un lourd pan de l'attente Qui s'est écroulé fracassé !
Rien dans le passé, rien dans le présent . . .
Encore un lambeau d'heure évanouie !
Un semblant qui s'en va des printemps séduisants,
Un départ, un baiser, une note inouïe.
Oh ! le douloureux infini Qu'on ressent aux larges musiques Au-delà des clartés plastiques. Dans les puissances mécaniques,
Oh ! le douloureux infini !
Rien dans Tavenir, rien dans le remords !
Le cœur est blessé d'une flèche étrange ; Un désir pénétrant et vague qui le mord,
Concert inexpliqué qu'un accord bref dérange !