C'ÉTAIT UN SOIR DE FÉERIES
/'"^'ÉTAIT un soir de féeries, ^-^ De vapeurs enrubanécs, De mauve tendre aux prairies, En la plus belle de tes années.
Et tu disais — écho de mon âme profonde —
Sous l'auréole qui te sacre blonde,
Et dans le froissement rythmique de soies :
' Tout est triste de joies :
Quel deuil emplit le monde î
Tout s'attriste de joies.'
Et je t'ai répondu, ce soir de féeries
Et de vapeurs enrubanées :
* C'est qu'en le lourd arôme estival des prairies.
Seconde à seconde,
S'effeuille la plus belle de tes années;
Un deuil d'amour est sur le monde
De toutes les heures sonnées ! '
(/ojVs.)
T^ANS mon verger de Mai — je te l'avais dit ^-^ Dans mon verger de Mai toute rose rit, Le soleil perle en pleurs aux pétales.
Une branche balance une chanson de nid, La douceur s'éperd des senteurs matinales ;