‹ La lignée des poètes français au 19e siècleChapitre 5 sur 42 · THÉOPHILE GAUTIER · texte numérisé non relu

THÉOPHILE GAUTIER

Comme un essaim chantant d'histrions en voyage Dont le groupe décroit derrière le coteau !

****** Quand notre âme en rêvant descend dans nos entrailles,

Comptant dans notre cœur, qu'enfin la glace atteint, Comme on compte les morts sur un champ de batailles,

Chaque douleur tombée et chaque songe éteint,

Comme quelqu'un qui cherche en tenant une lampe,

Loin des objets réels, loin du monde rieur. Elle arrive à pas lents par une obscure rampe

Jusqu'au fond désolé du gouffre intérieur;

Et là, dans cette nuit qu'aucun rayon n"étoile. L'âme, en un repli sombre où tout semble finir,

Sent quelque chose encor palpiter dans un voile. C'est toi qui dors dans l'ombre, ô sacré souvenir !

(Rayons et Ombres, ' Tristesse d'Olympio.',

OUI fera le triage dans cette mine ouverte? L'atelier romantique se remplit de forgerons : parmi eux Gautier, le bon compagnon, qui forge Vor pour en orner des formes choisies, restant parfois en contemplation devant sa statue essentielle de brome et d'art inéluctable.

CTATUAIRE, repousse L'argile que pétrit Le pouce Quand flotte ailleurs l'esprit ;

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