‹ La lignée des poètes français au XIX siècleChapitre 35 sur 40 · C'ÉTAIT UN SOIR DE FÉERIES · texte numérisé non relu

C'ÉTAIT UN SOIR DE FÉERIES

/^ 'ÉTAIT un soir de féeries, ^-^ De vapeurs enrubanées, De mauve tendre aux prairies.

En la plus belle de tes années.

Et tu disais — écho de mon âme profonde —

Sous l'auréole qui te sacre blonde,

Et dans le froissement rythmique de soies :

' Tout est triste de joies :

Quel deuil emplit le monde f

Tout s'attriste de joies.'

Et je t'ai répondu, ce soir de féeries

Et de vapeurs enrubanées :

< C'est qu'en le lourd arôme estival des prairies,

Seconde à seconde,

S'effeuille la plus belle de tes années ;

Un deuil d'amour est sur le monde

De toutes les heures sonnées ! '

T^ ANS mon verger de Mai — je te l'avais dit ^-^ Dans mon verger de Mai toute rose rit, Le soleil perle en pleurs aux pétales.

Une branche balance une chanson de nid, La douceur s'éperd des senteurs matinales ;

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