AURORE
/^LAIRE et pâle, Taube éclose ^-^ Aux plis des collines luit et pose Son frêle baiser de chose en chose.
— Claire et pâle de chose en chose — L'aube est pâle comme une qui n*ose ;
Alors on a dit : le jour a peur, Qu'il envoie une telle avant-courrière ; Il hésite et s'attarde en arrière ; Car il ne sait ni qui vit ni qui meurt ; Le jour a peur
Mais elle a rougi de honte rose,
L'Aurore, comme une qui craint, mais qui ose,
Et, redressant sa svelte taille.
Elle a repoussé le double ventail :
Et, derrière elle, cédant sous l'effort,
Le voile onde et se rompt :
La troupe des nymphes claire plonge et vire,
Sur un seul front,
Du sud au nord.
Poussant tout l'horizon :
Le soleil jaillit comme un chant de lyre t
VIELÊ'GRIFFIN