QVQD SOL IN GOELO, ID REX IN POPULO
scavoir: celle du quartier du Bois par M* Louis Le Sage, procurear et DOtairc; celle de Marcadé par Jacques Manessier; celle de Docquet par François du Val, et celle de Saiut-Gilies par H' Antoine Lefebure, procureur (1), du consentement des capitaines dudit quartier au défault d'eschevin. »
(I) J'emprunte déjà, bien entendu, cette description au récit )d siéger Beauvarlet, mais je transpose un peu pour ne pas «tarder plus tard le souper du roi.
(1) Wtignart donne les armes d'Antoine Lefebure : d'argent au chevron 9 êoble accompagné de trois cosses de fèves,^
— 2i4 — Et cette autre empruntée à un vers de Ménandre :
EiKQN AÈ BA2IAÈr2 E2TIN ÉmTÏXOS SEOr.
Dans la cour, au-dessus de la grande porte, un grand tableau de satin vert représentait un Hercule victorieux , la peau de Némée autour du corps , la massue à la main, et sous ses pieds Géryon à trois têtes, armé à l'antique, tenant en ses mains une épée et d'autres armes brisées et rompues, « pour dénoter parla les vains efforts des Espagnols contre le roy qui avoit défait à trois diverses fois les comte d'Egmont, duc de Parme et comte Charles de Mansfeld, lieutenants généraulx des armées envolées en France par le roy d'Espaigne. *>
Au-dessous, ces vers de Beauvarlet :
Motibus internis, et flammis saevus et armis Dum turbas Francos, Geryon ore triplex,
Ad fuit Alcides, genitus qui sanguine Divum Horrida tergimini corpora stravit humi.
Beauvarlet avait lui-même traduit ces deux distiques dans ce sonnet qui fut écrit en lettres d'or sur un fond de satin tanné, dans la grande salle du logis:
Libérien en sa creuse ccrvelie EdiGant des fantasques chasteaux Tenoit desja les palais les plus beaux (Ce luy seinbloit) de la France plus belle.
Avec ses chefs déguisés d'un feint zèle (I) Par ses supposts (de France les fléaux) Et à main forte avoit les plus féaux Faict mutiner d'un courage rebelle ;
(1) Le registre de la ville porte bien déguisés (Tun feint zèle, Waignart a copié déguisés d'un fin zèle. Y aurait-il eu en effet,
Mais Qostre Hercol, chasse-monstre gaulois, A, triomphant, faict rendre les abois A Ge'ryon et sa race enfamée ;
Et, luy tirant la proye hors les mains,
A de ribère étouffé les desseings
Et ses chasteauz faict résoudre en fumée (i).
La garde-robe du roi et la grande salle étaient tendues de riches tapisseries à personnages, relevées d'or et de soie, et appartenant toutes à madame la duchesse douairière de Guise. (J. de Maupin les avait-il, de son autorité, prises à Eu?)
Dans cette salle était écrite une ode latine d'Antoine Qagnet, principal du collège. La pièce a vingt-neuf vers. Je n'en citerai que neuf, très-acceptables, mais malheureusement encadrés dans d'autres très- mauvais (2) :
dans Pintention de Beauvarlet, un jeu de mots? Il faut s'attendre i tout dans ce temps de subtilités et d'acrostiches.
(1) Une représentation de ce tableau d'Hercule vainqueur de Géryon se trouve dans le registre aux délibérations, page IIPXXXV verso. Je Fai indiquée à M. 0. Macqueron qui Ta copiée pour en augmenter son importante collection de dessins concernant notre pays.
(2) Voici, pour qu'on ne s'inscrive pas en faux contre l'arrêt, le début de la pièce :
Dum mens «stoat atqae cautîs instar Vohit qnid meritis, honore, facti», Chari principis hand rependat impar, Sub tantâ raitara mole natat, Et prœ mœstîtie sopita somno (Ut qni pellibm incubât melotie) Hs tandem monitus . . . (1) resoWit:
Hic rei, etc
La fin est plus détestable encore.
(t) Un mot que je ne peux lire.
Henrico IV
GaLLIJE et NaVARBJE RBGI CHRISTlÂlilliSSIMO
Hendecasyllàbum
Hic rex (quem tibi sœpe poUiceri Certa oracula cœlitus petita Audis, Gâllia,) regna'^condet ipsi Saturno moderata ; cujas olim Gallos ausptciîs videbis, orbî i£quare imperium, poloque mentes.
Régi Astraea cornes adest, supremo De summi solio reducta Régis Sed quœ dirigat aequa vota régis.
En face, an sonnet de H* Nicolas Tillette, avocat du roi, montrait an assez pénible effort de l'esprit compliqué du temps :