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Mivoir de Tom en «dycplir, tous faciee le toetre de me croire^ tt vous asseare qoe Je ne seray pas moins foagoeaz à voUs inoriser de mes moyens, de ma personne propre et de tout ce f|i en dépendra pour vous retirer de ce manyais chemin où tous êmqae je le suis à tous en montrer Tissol, comme très^ësireuz ^fe sois, en me croyant (1), que tous m*estimiez pour celny fri éémtt demeureff à jamais, Messieurs, rostre entièrement et flot aflfoctioBAë amy à tous senrir. HIinbt d'Oiléaus. — Et à cméest écrit: A ^amet-Quentin, ce XX¥1* mars M.D.XCHii. -et sur le dos : k Messieurs, Messieurs les maieur, escberins, maans «t habitans ct^ÂbbeTÎUe. »
LRTBE DB MBSSIBDBS DB LA ÇOUB BB PABLBIIENT DB PAUS.
«Messieurs, Dieu nous ayant faict la grâce d'avoir maintenant le ij^f ei^ jfifi^fj^ irille* leq^ m^^s « jeeofi» ar^ fepnl de Aoirifieur <> et clémence que ç',ç^ c^H^se ai^^i^bl^ 4# ^^ jlfs repos et tran- ^llitë qui est entre nos citoyens, nous avons pensé estre de Bostre debvoir de vous en donner avis en attendant que peuj»iez entendre ce que la Cour advisera d'ordonner pour le bien général da r(yyaume et pour le service du roy, et pouvez vous assenrer qae la Cour procurera par tous moyens de luy faire rendre obéissance par tous les subjects du royaume, comme cela estant de noslre debvoir, et le roy Fatteudant de nous. Vous aviseres ^ aostre exemple de vous y disposer des premiers* et vous croirez ^ce qui s'est passé en nostre ville a esté auctorisé et approuvé iu>n seuUement par la Cour, mais aussi par M' le maréchal de Brissac, qui l'a dignement et dextrement exécuté» assisté de I" les prevost des marchands et eschevins de nosti« ville, pour ^OQs dire en un mot que tous les ordres et le général de tous ^ habitans y ont apporté consentement. Et comme la joye en
(1) Tranipo^tioa de mots. Le sens est : que ? oos m(*eitlmi^ , en lie ^'eyiiity pour eelayy etc.
a esté ^nde et publiGqne« tenei ponr certain que les dëpoftemeiis du roj envers nous sont encore plus admirables et pidis de bonté et doulceur. Nous nous promettons que cette seinoBtt et admonition que nons tous faisons aura tel effcct quMl ne un besoin d^autre recharge. Vostre province a tousjoiirs esté tièffidèle k nos roys et fort vigilante pour ne souffrir ancoie entreprise par les estrangers. Cest chose à quoy debves prendic garde et vous prions d'y veiller» et vous vous asseurerex de h bienveillance de la Cour» tant en général que pour les partieulieff de vostre ville. Et attendant prions Dieu, Messieurs, vous maiotenir et garder en paix et tranquilité. — ▲ Paris, en Parlemeat, sonbs le signet d'iceluy, le XXX mars M.D.XCIY. — Etenbas: Les gens tenans le Parlement du roy, du Tillet. — Et au dos: A Messieurs les maieur et eschevins de la ville d^Abbeville. »
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ÉCRIVI1I8 DB LA VILLB DB PABIS.
« Messieurs, vous vous souvenez assez du subject qui nous meut à nous unir tous ensemble, non autre pour nostre regard, que la conservation de nostre religion saincte et soulagement de nostre patrie. Nos vœux n'ont rien désiré de plus oultre, et si quelque autre secret dessein se glissoit dès lors au cœur de ceux qui nous commandoient, Dieu et les hommes scavent et nos propres ruines tesmoignent si nons en estions cousentans. Nous les avons supportées avec patience tant que la cause a duré, désireux néantmoins de la veolr finir en France remise en soy mesme : d'autant plus que par elle (i) et par ses voisins nous la voyions déchirée. Nous avions tousjours nos yeux tenus sur le roy ; nos prières à Dieu regardoient sa personne, et son- Ci) D'autant plus que nous yoyioof la France déchirée par elle-mêaie él par ses foitint.
pum assez que tout autre but que sa convenioD é Tëglise et la recognoissance de ses subjects ne ponroit guarir cest Estât. Mais, ayans esté exaulcës par la bouté diyine, nous nous trouvasffles entre Tespérance et la crainte. La tresve d*une pactionité à la raison sembloit nous conduire à Fun; la royauté proposée par la fraude des Espagnols, le besoin que nos chefs SToient d*eux et leurs invétérés desseins à l'invasion du royaume nous lûsoient craindre et abhorrer fautre. Néantmoins la tresvt tant de fois prolonge par la bonté du roy, les conseils fréquents des principaux de nostre Union, le jugement des sages, les advis du Parlemeot» nos supplications ordinaires maintenoient nostre raisonnable attente et nous empeschoient de songer autrement à nous. EnGn, les choses trop descouvertes, voyans les voyages à Rome et en Espagne ne fonder que troubles et ouvertures d'ambition, les traités avec Sa Majesté rompus, ceux qui, entre nous, pénétroient plus avant les affaires prendre résolution de sorvir leur roy. Monsieur de Mayenne partir d*icy avec promesse aux Espagnols d'y jeter mil soldats des leurs, qu'il les advançoit par six ou sept despêches pour nous asservir, que leur dessin (1) ne rtgardoitque leurs prétentions, et (comme ils advouoient) les droits qu'ils prétendoient pour leur infante; qu'ils se vouloient saisir de nos villes pour, en tous cas, advantageusement traitter avec le roy et laisser les François derrière; que le pape n'a différé pour un temps sa bénédiction sur la personne du roy que pour donner loisir à nos chefs d'estre sages et rentrer d'eux-mesmes eu leur debvoir avec leur propre contentement ; voyans le roy sacrer avec les sermens ordinaires où il a obligé sa personne et son sceptre à tout ce que doibvent nos roys ; voyans les prélats (qui sont les vrais corps de l'église gallicane) nous induire à son obéissance, nostre propre évesque, nostre primat, nos cardinaux; voyans qiie nous avions eslevé M' de Mayenne jusques à la tenue des estats et que le Parlement avoit
(I) U deueia dai Bipasaols.
ordonné tettUeinent jusqaes là de le recongnoistre ; que, pir u minele de Dieu, après tToir esté assemblés» ils sont disparu i rhenreose conrersion de 8a Majesté; que, par ainsy» toate Tap^- IMir«nce d*obligation yeno'it à cesser ; voyans que la boache dei propres Espagnols, [organe?] de la raison et de la nécessité, codfessoit qtt*un roy françois nous estoit nécessaire ; nous noos sommes retournés à Dieu, tonsjours protecteur de ceste boBoe Yille où, bambles et péoitens, nous Tarons invoqué; nousaTOOi prié les saincts apôtres de France ; Ton a descendu les corps de S. Marcel et de S'* Géneriesve, tutélaires et patrons de Paris; les reliques de nos glorieux saincts ont esté excitées pour les rendre médiateurs de nostre salut; et enGn, consultés a?ec Dieu, addressés par tant de paternelles sanctifications , nous nous addressâmes à M' le roarcschal de Brissac, nostre gouferneoTi qui, meu de nos mesmes raisons, ayant péuétré nos affaires t nos dangers encore plus avant que nous-mesmes, estoit toal disposé à nostre saluL II euvoya donc vers Sa Majesté pour obtenir de sa royale et tousjours paternelle main ce qui nous estoit nécessaire, où il trouva tant de grâces, de bénignité et à$ douceur, qu'il ne doubta point, avec nostre prevost des marchands et aucuns de nos eschevins, de luy ouvrir les portes et recevoir son armée qui, terrible aux estrangers, gracieuse aux François, fut receue du peuple sans crainte, avec toute bénédiction et chants de triomphe, les boutiques ouvertes à la face des armes et dos soldats. La foule de nos habitans passoit sans respect et sans crainte au travers des troupes pour chercher et voir leur roy. L'ayans trouvé une fois, les tourbes (1) innombrables de monde ne les [le] quittèrent plus. 11 s'en alla droit à régiise cathédrale, plein de l'entière confidence de ses subjects. Les cris de respect et de joye alloient jusques au ciel, et. les vouttes de Téglise sembloient fendre d'allégresse. Bref, ceste journée, toute resjouissante de la faveur de la gloire de Dieu, ne
(1) Foulas.
^wx bornée que de son amoar, de sa crainte et de la bonté naturelle et incomparable dn roy. Les estrangers sans défense [7] vi'ool serri qae d'un obéissant trophée au triomphe de Sa Majesté <]Qi, par moment et par heures, nous faict recognoistre sa bonté incroyable, vivant parmi nous comiie avec ses vrais et plus natarels enfans. Il nous a restabli le Parlement, Chambre des Comptes et autres Justices ; il a confirmé tous nos droits, pri- ^lèges, coutumes, avantages, biens et possessions. Tous ceux ^i se sont voulus retirer ont esté conduits seurement, et ce qu'ils laissent de leurs biens conservé. Il a pardonné à tous et <nesme à ceux qui ont conspiré contre sa propre personne. Bref» ^4 louange et les bontés de ce prince, Tauctofité qu'il a snr tous les siens, Tamour qu'on luy porte, les grâces dont il est <^làéry de Dieu, sont choses si rares et désirables dVstre cogneues <Iiie nous nous sentirions coulpables d'un très-grand crime si i^cos ne vous en donnions ad vis et ne vous prions [^priions], <^mme nous faisons d'une vraye amour fraternelle, par le propre ^alut de nost)<e Religion (que ce prince embrasse et veult servir 4e sa vie), par vostre propre salut et l'amour de noStre patrie, l^ar l'union mutuelle qui s'est gardée entre nous, d'embrasser &on service, racheter vostre liberté, ne vous laisser asservir par des .garnisons, par des citadelles, par l'ambition d'autruy. Le rx)y ne veult que son héritage, y faire louer, honorer et craindre le nom de Dieu, laisser les villes libres, en esloigner les garnisons, rendre le salut, la vie, la liberté, l'asseurance et la franchise à la France. Pour ce. Messieurs, faictes comme nous et ne trouvez estrange si nous ne vous avons advertis de nostre dessein afin de rentrer ensemble en nostre debvoir : mais jugez <pie la tyrannie espagnole nous fermait la bouche et nous ostoit iKostre liberté. Maintenant ayans, par la grâce de Dieu, la bonne fortune et bonté du roy, trouvé l'une et l'autre, nous vous disons part de nostre bonheur et de nos conseils que nous vous prions recevoir et suivre, nous faisans amplement scavoir (1) vos
(t) n faot eomprendre dans cette phrase qae les ëclievina de Périt prieM
bonnes résolutions et nonrelles, priant Dieu, Messieurs, tous donner heureuse et longue rie. A Paris, le XXX et pénultiesme mars M.D.XCIIII; et en bas: Vos confrères, serviteurs et amys les prefost des marchands et eschevins de ladite yille, Lhuillibb, Langlois, Norot [?], PiCHONNAT et autres; et au dos : A Messieurs Messieurs les maire et eschevins d'Abberille. »
L'incendie Ae l'hôtel -de-ville de Paris rend plus précieux sans doute ces extraits de nos registres.
las ëchevins d'AbbevilIe de suivre leurs conseils et de leur faire itvoir amplement leurs résolutions. lU re?iennent ensuite à eux-mêmes par le mot : priant Dieu, ete.