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saof egarde eo Taniou de Téglise Ciitolieqiie que noat avcwt tMi jurée et promis par sermeul solfiiipoel soobs dos seifsatMCk Ne reste que de nommer et eslirc entre nous de bons homncsa gouTernement de la chose publicque, soubs la crainte de Dieaci seule obéissauce de oestre bon roy« pour quoy faire nous y rodons touttes les peines à nous possibles ; mais ceulx de PaaltR party, aians cncores quoique vieille racque (l) mal digérée, Ibat assemblée et bricgues contraires pour y estre nommé de kv eosté; pour à quoy ériter, il me semble, saouf (saaf) fotlit meilleur advis, qu^il seroit bon, soubs le plaisir de Sad. Hajeslé, de nous enjoindre et commander, tant à nous maienr et csdM- Tins que maieurs de bannières, en proceddant à nouTelle nomiDation de maieur et eschevins pour Tannée prochaine commeoceait le jour de sainct Barthélémy, XXIIIl* de ce mois, de nommer et eslire des gens de bim, estant bien zellés et affectionnés à sot serTÎce et obéissance, quy ne soient accusés ou soul>çonnés afair
faict (<) ou adhéré aux ligues ou union parttcullièreseostre
rintention de Sa Majesté. Sur ce, je prie Dieu vous doaoer, Monsieur, en parfaictt* santé, bonne et longue Tie, après fousatair présenté bien huuihleuieut mes lecomuiandations à Tostre botae grâce. — D'Abbeville , ce VIII* jour d*aoust 1588. Vostre biea affectionné amy et serviteur, Jaoqubs Lb Roy ; et à la suscriplîoa est escript : A uiousieur monsieur du belloy, M' d'hostcl du roy. ■
Comment cette lettre fut-elle interceptée et vint^lle entre les mains du gouverneur de la ville, du lieutenant général de la sénéchaussée et des habitants les plus importants, conseillers au présidial ou anciens maieurs, qui paraissent prendre la direction de Tesprit public? Kous ne le savons; mais le fait seul de la saisie matérielle de cette lettre et de la question (enquête ou poiu^ suite) qu'elle provoqua immédiatement, montre qu'au
(1) Racque, crachat dans le vieux laujçage d'Abbeville. (u) Mot que je ue peux lire, mais le uiot que je passe doitrooloir iliie ulliaucc.
milieu d*août et malgré l'édit fêté co juillet, gouverneur, officiers de la séoécbaussée, habitants notables se trouvaient animés d'un zèle qui n'était pas seulement celui des libertés communales, mais une déGance passionnée de tout ce qui pouvait venir de la main du roi. L'accord même entre des hommes si divisés ordinairement de susceptibilité pointilleuse par leurs fondions prouverait qu*uD intérêt commun étranger à leurs préoccupations habituelles servait de lien entre eux.
En l'Echevinage, le XViU août, pendant que le pre mieréchevin Gaillard écoutait les comptes do l'argentier du Val, se présentent le gouverneur, le lieutenant général, TîUette, président, Le Itoucher, Rumet, de Maupin, etc : « lis ont esté advertis, viennent ils dire, que M* Jacques Le Roy, maieur de la ville, a escript aud. de Belioy lettres missives qui sont tombées en leurs mains et desquelles ils sont porteurs, souseriptes: vostre bien afTectionné, etc., Jacques Le Roy, et cachetées de son cachet domestique, contenant plusieurs fuicts et advertissemens, , partiallités et conseil »
Lecture est donnée de la lettre.
On requiert le sieur Gaillard de faire sonner la cloche pour assembler les échcvins. — Le premier échevin répond qu'il conviendrait de mander d'abord le maieur — Les sieurs Delecourt et Rohault, capitaine du guet, sont députés pour aller vers lui. — Us reviennent presque aussitôt et rapportent •* qu'ils ont trouvé led. sieur maieur en sa maison en son lict malade, » et qui a répondu « qu'il ne pourroit venir pour son in disposition; au demeurant, sur l'ouverture qu'ils luy ont faicte de l'occasion pour laquelle il estoit mandé, [a répondu] qu'il ne voulloit désadvouer la lettre qu'il
a voit escrîple aud. ateur de Belloj, et que. • . . , qœlqie chose que Ton voullut juger estre mal fatct pour le ler- Tîee du roy et le bien poblicq, on le accusât au roj, qtie c'estoit an roy à le punir, s'il avoit faulte, et non à nous, parlant de rassemblée. »
Cette réponse ouie, le gouverneur et le lieutenant général ordonnent de faire sonner ta cfoebe des édievins. Le sergeant de TËchevinage, appelé, objecte qu'il a porté les clefs du clocher au maieur en sa maison et que le maieur « luy a faict deffense de sonner les cloches sans son ordonnance (ou ordonnement). » — La diseossion continue sur cet incident ; enfin « le lieutenant général représente au premier échevin qu'il doit exeroer les droits du maieur absent, et le prie de faire sonner la cloche pour assembler promptement les échevins.
La cloche est sonnée. Bon nombre d'échevins arrivent.
Nouvelle lecture de la lettre. Après cette lecture, demande est faite par le lieutenant général « si lad. lettre a esté souscripte par dcllibération de cest eschevinaige. » — L'assemblée répond au sieur lieutenant « que lad. lettre n'a esté escripte par 1 advis et dellibération des dessusdicts eschevins, mesme qu'ils n'ont icelle veue, n'en ont eu advertissemenl ne congnoissance, aussy que ne s'en trouve aulcune chose sur le registre aux dellibérations qui a esté à ceste fin représenté par le grefller. »
Tel fut le désaveu, bien permis sans doute par les faits, mais un peu dur, infligé vers la fin de sa magistrature à J. Le Roy et qui prépare le blâme du 22
Au moment de nous séparer du maieur couché sur k lit qu'il ne doit plus quitter que pour le cercueil, des rapprochements lugubres nous poursuivent. C'est aai
marnes dates d*août que, cer.t vingt-quatre ans plus tard, C.F.-J. Le Roy de Yalines soutenait les dernières loties de ses jugements et entendait sa dernière condamnation. Agonies bien différentes de Thonorable ancêtre et de rindigne descendant! La lumière que les honnêtes gens répandent sur les familles éclaire Tune; la fumée iftiSmanie du bûcher s'avance déjà sur l'autre.
La ville, se sentant si près de ses élections annuelles» 8*esl émue cependant de la lettre écrite par le maieur et dont elle ne connaît pas le texte. Les maieurs de ban« ntères désirent en recevoir officiellement leclure, la discuter et en renvoyer l'appréciation à une assemblée des habitants Me pouvant forcer peut être la résistance inerte du maieur malade, ou plutôt dédaignant de le tenter par une sorte de condamnation anticipée. Us ont porté, au risque d'incliner le droit communal devant un autre droit, leur demande et leur plainte au siège de la sénéchaussée.
Le XXI1> jour d'août, assemblée en conséquence au grand Echevinage au son de la cloche (1).
Le sieur Galippe, échevin, (il remplace le premier éehevin Gaillard qui n'assiste pas à l'assemblée peutêtre illégalement réunie sur la requête du lieutenant général et sans I autorisation du maieur; on se sent en en plein tumulte civil) expose qu'il a été mandé par monsieur le lieutenant général pour se rendre céans, • où estant arrivé, il a trouvé led sieur lieutenant, monsieur le gouverneur, messieurs Le Boucher, de Hauppin, Robault, antiens maieurs, et aultres (en marge je lis
(1) Cette date, pour continuer nos rapprochements, est celle de la çontirmatioQB Paris de la coiidamnaiiou ût C.-F.-J. de Vaiines.
messiears Tillette, Hourette), et que led. sieor
lieutenant luy a communicqué une requeste poorestrc présentée par les roaieurs de bannières, tendant afh d'une communicquation de la missive qui s'est troum estre escripte par monsieur Le Roy, maieur, pour dellibérer et dire sur icelle, et les estats de ceste ville estre assemblés pour y prouvoir. » L'échevin Calippe 8*e8l défendu de prendre l'initiative: la reqéte a été au lieo tenant général, c'est au lieutenant général « de y faire droict et non à nous. *•
De son côté, led. sieur lieutenant n'est pas resté en dette d'égards et de discrétion : • 11 ne l'auroit voullo faire avant que en avoir communicqué en cest Eschevinage •» et avant d'avoir consulté sur l'opportuDité « l'assemblée ordinaire représentant le corps et communauité de la ville «
Ces courtoisies échangées, • sur la requeste faicte
par Pierre Poulticr, Sanson, Jehan de et
aultres maieurs de bannières présens aud. Eschevinaige, que les cloches soient sonnées pour assembler les deux collèges pour adviser et dellibérer sur le contenu de la présente lettre dud. sieur maieur, » il est « ordoDué et dellibéré que la cloche pour le collège des eschevios sera sonnée » d'abord « pour leur faire entendre les propositions, adviser et dellibérer » sur ce premier point de l'assemblée des deux collèges.
Les formalités arrêtent longtemps cette réunion de 1 echevin Calippe et de quelques anciens maieurs, encouragés cependant par le gouverneur, par le lieutenant général de la sénéchaussée et par le président du présidial On dirait que U comité improvisé hésite devant la résolution déjà prise. Les maieurs de bannières, qoi
se sont retirés dans leur chambre, soDt rappelés pour préciser la question :
• Après que lesd. maicurs de bannières ont esté de rechef mandés en la chambre du conseil pour entendre la cause pour laquelle ils prétendent lad assemblée estre faicte, ils ont dict qu'ils désirent estre advisé et promis que les pnvilléges de lad. ville pour la liberté de Fellection du ntagistrat ne soient interrompus et troublés par telles lettres et instigations particullières faictes en dehors des assemblées légitimes (1) et accoustomées. •»
La sympathie conservée au maieur condamné par ce biflme ne peut faire nier que la résolution des diflerents corps assemblés ne fût juste et dictée en fort bons termes. Bien souvent sans doute les opinions erraient incertaines dans les questions mal connues, n)al définies, sous les influences ambitieuses des princes, mais un souffle vi vace et véritablement indépendant se fait sentir en tout ce qui regarde le gouverp?ment communal. La ville entend rester maîtresse d*ellemème.
11 est délibéré alors que les cloches seront sonnées, et, sous l'ébranlement imntédiat de la tour de TEche- Tinage,les deux collèges «représentant le corps et communaulté de la ville » prennent séance par-devant le sieur Calippe, échevin — Suivent les noms des présents.
La délibération de l'assemblée est une déclaration d'attachement aux anciens privilèges « requérans estre conservées et maintenus aux privilléges antiens de la ville quy est [qui sont] de eslire les niaieur et escbevins
(1) Je crois bien lire le mot; dans tous les cas, le mot serait •nalosuÉ.
et argentiers de la ville, cbacoo an, en la manière accoustuniée De laquelle déclaration a eaié ordoaae qu'ils (les maieurs de bannières) recevront acte et qu'il (le maieur Le Roy) donnera serment led. privillége eo- (retenir et liberté pour l'ellection et nomination di maieur et eschevins qu'autres, comme iU ont faiet 4e tout temps. »
Ces manifestations étaient, on peut le deviner, excitéei plus ou moins ouvertement ou secrètement par les adhérents enhardis de la Ligue. Le futur maieur de Maupio, que devaient trop tenter plus tard, pour sa considératioa intacte, les faveurs de Henri IV, n'était pas étranger sans doute à ces instigations 11 appartenait d'ailleun quelque peu aux Guise par les fonctions qu'il tenait de cette famille sur le domaine d'Eu. Quoi qu'il en «Ht, remarquons, à la louange de ce temps, qu'on remue surtout et d'abord le peuple au nOm de seaTranchiscs à maintenir, au nom des usages protecteurs de son administration par lui-même.
VU
FAITS DIVERS
Assertion contestable de Formentin sur les processions des pëoiteats de li campagne. — Cotisations imposées aux habitants de la ville — La Tille poursuit rafrranchis<»ement de la contribution pour les francs fiefs et soiveaux acquêts. — Travaux aux fortifications. Délibération sur les poids. ^Mort de M* Marand de BaïUoeul, principal du collège.— Préseotati« pour son remplacement et nomination de M* Jehan Macqoet.
Je produirai d'abord en tète de ce petit chapitre un fait qui, s'il était constaté, devrait trouver place plus haut, dans l'histoire religieuse (c'est à-dire dans rhis*
toire politique) de ce temps, mais je répéterai que je ne Paî trouvé vérifié nulle part C'est Formentin que je cite :
« Les processions de pénitents ayant été introduites parmi les paysans, ils venaient chacun avec un cierge et chantaient des psaumes dans les églises de notre capitale, mais les magistrats les en empêchèrent peu après. » — Formentin.
J'ai lu, page par page, toutes les délibérations de cette année, et ma lecture me fait encore, jusqu'à nouvelle découverte, rejeter comme fausse l'affirmation de Formentin.
Nous avons aussi renvoyé à ce chapitre, pour dégager d'autant, plus haut, l'exposition et l'encbainement des faits de l'histoire, tout ce qu'il nous a été donné de noter sur les impôts en cette année échevinale. Nos extraits auront gagné au renvoi un rapprochement tout simple et s'expliqueront mieux peut-être les uns par les autres en faisant s:roupe.
Les exigences du roi paraissent dès la fin d^août !587(l).
11 est encore question, dans l'assemblée du 17 sep-
(1) a A Jehan Pelletier, SiTgeant, pour le voiage par luy faict en ceste ville pour procedder par contraincle pour le paiement des deux mil escus de la subvention cy-devant mentionnée, li somme de trois escus, comme appert par l'exploit dud. Pelletier du vingt-huictiesme jours d*aoust (I5S7), cy nV^, •
Un autre sergeant royal vient pour même cause à Abbeville; on lui donne douze escus dont appert, etc; du XX* jour de septembre (I5S7) . xir*.
Ce nouveau sergeant revient encore pour la même cause et reçoit xiii escus ; — 2 novembre (15S7) xni*".
Une troisième fois, ix escus; — IS décembre (15S7) ix"^. » — Reg. aux comptes, 15S7-1388.
(embre 15iS7, des «< deux mille escus resians de trois mille de subvention à quoy les habitans de la ville avoient été cottisés autrefois. «• Un sergent royal to bailliage d'Amiens était venu, disait le maieur, poar contnùndre les habitants au paiement de ces deux mille écus L'Iiichevinage. qui ne parait pas s'émouvoir cotre mesure de cette demande , décide qu'il enverra ven messieurs les généraulx, h Amiens, pour obtenir ao moins de nouveaux délais.
Le maieur expose le H novembre 1587, à l'assemblée, que, • suivant la dellibération des Estais dernièremeot faicte en cest Escbevinage, il auroit esté procédé, par les maregliers des parroisses, à la cotte de la somme de deux mils escus sur tous et ungs chacuns les habitans de ceste vilks suivant et en vertu des lettres patentes du roy, laquelle (cotte) est à présent achevée, partant qu'il ne restoit qu'à iceiuy rolle mettre eit exécutioo, i quoy il estoit besoing adviser, ensemble en vertu de quelle commission il sera mis en exécution Sur ce prins advis à l'assemblée, a esté dellibéré que led. rolle sera mis en exécution, sellon sa forme et teneur, en la plus grande dilligence que faire se pourra, pour éviter aux menaces que faict do jour en jour monsieur Dormy, recepveur général, d'envoler ung huissier en ceste ville pour icelle contraindre pour lad. somme, [ce] quy causeroit des frais à lad. ville, et que pour ce faire, il a obtenu commission de monsieur le séneschal de Ponthieu. •
Le maieur annonce effectivement, dans la réur ion du XVU novembre , qu'un huissier est aujourd'hui en cette ville « pour contraindre aucuns habitans au paie ment de la somme de deux mil escus restansdo trois mil demandés par le roy dès Tannée dernière, etc — •
— Nous De suivrons paa ces débats ni les résolutions de la ville prises pour faire mettre à exécution le roUe. La discussion de ce 27 novembre est curieuse cependant. Sur diverses questions de finances ou d'impôts, on pourrait voir encore les assemblées du 2i avril 1588 et du dernier jour du même mois.
L'assemblée du dernier jour d'avril 1588 discute sur rafTrancbissement de la contribution pour les francs fiefs et nouveaux acquests. Le maieur traitera avec monseigneur de Chemerault pour parvenir, si faire se peut, a cet affranchissement perpétuel.
Enfin, je relève cette dernière note à laquelle je ne puis donner de date précise :
*« A Florimont Cochepain, huissier ordinaire au bailliage d'Amiens, pour estrc venu en ceste ville pour le faict de la contribution de l'arrière ban demandée aux habitans, la somme de deux escus, cy n**". »
— Reg. aux comptes, 1587-1588.
On continua, en cette année, à travailler aux fortifications de la ville (1).
La délibération du XXllll^' jour d'octobre 1587 porte sur les poids. La discussion est peu intéressante pour nous maintenant. Reroarquors seulement que ce rapport
(1) M. de Hucqueville, gouverneur, propose à rEchevinage, le 3 janvier 1588, que « suivant la donation faicte par le roy pour la fortiffication de ceste ville du nombre de soixante heslres qui ont été iiiartcllés en la forest de Cressy, pour lesquels estre amenaigés pour le plus grand prouftit, a esté advisé qu'ils se vendront 30 plus offrant et dernier enchérisseur par fin de chandelle pour les deniers en provenans estre emploiez en.... et bricques, les quelles seront mis en œuvre aux lieux qu'il sera advisé et assignation pour faire lad. vente à samedy prochain. » — jRep. auxdélib.y 1587-1588.
f même de la modification des poids ne manque pas entn la Ligue et la Révolution du siècle dernier. A la date do seizième siècle où nous nous arrêtons, - tes poids de toutes les marchandises sont réduics, dans toutes let villes circonvoisines (d'Abbeville) comme à Paris,» quarteron, demi quarteron, cent et demi-cenl. • C'est, à proprement parler, une nouvelle manière de compter. — U est encore question, dans l'assemblée du VI novembre, de la rêrormation et de la fixation des poids.
Vers la fin de 15S7, mourut M' Marand de Bailloeul, principal du collège; il fut remplacé (1 novembre) par M° Jehan Macquel, natif de Buignj-l'Abbé (!)■
(I) - Du Ul- jour de noïcmhre mil V 1111" VU, au soD de li clochi', uu grand Escbevinage, etc.
■ Sur la proposition fuiclc par Icd. sieur maieur que depui)
peu de temps serait allé <le vie par Uespas 11* Harand de BaillwBl,
en sou vivant principal du collège de ceste ville, par l> naît
duquel il est requis d'y pourvoir d'anlrc homme de bonne tspt-
rience et preadhuinniie, pour ù quoy parvenir se scroil pràeatJ
H* Jehan Macquet, bachellier eu la Tacullé de ttiéologio, ràîditf
en la ville de Paris, uatif de Buigny-l'AUbé. comté de PontlMi;
lequel Macquet pour ce prissent, assiste de noble homme H' Fm-
çois Rumet, sieur de Bcaucauroy, et de honorable homme Nieote
W^ignart, qui ont allestt^ avoir bonne el certaine congnoiiusa
I dud. Macquel, ensemble de ses bonnes vies et mœurs, eipérieBtt
I et dilligcnce, auroit requis qu'il nous pleust le voulloir admettre
I et installer. •
On décide (pour odviser sur ce sujet) la convocation ponr k hudemain à huit heures du matin, au grand Echevinage, • monsieur le lieutenant du roy, de messieurs les conseillen, d( messieurs les chanoines et chapitre de Saint-Wirran, de messieun I lea anciens tuaicurs, de messieurs les jnges consuls, de mestieais commissaires du bureau des pauvres et autres honordlK bourgeois de ceslc ville, d Macquet est accepté dans la réunion du llll novembre.
Ainsi nous relèverons d'année en année les faits qui intéressent l'histoire du collège fondé, nous l'avons vu, entre 1583 et 1586, dans la maison des « paouvres » filles repenties • mises hors » pour donner place aux robes impeccables des graves régents. La direction supérieure du collège était bien alors une part de l'administration même de la ville. Les preuves de la sollicitude des échevins pour cette création dont ils gardent toujours la tutelle remplissent nos registres Nous avons déjà vu acheter des maisons pour agrandir l'établissement primitif; nous avons pu remarquer l'attention apportée par l'Echevinage au choix des maitres; nous savons à quels sérieux examens étaient soumis devant les principaux corps de la ville les candidats aux chaires, et avec quelle solennité ils étaient installés dans leurs fonctions; nous connaissons les traitements accordés aux régents; et, en rappelant encore les marques de la libérité municipale envers les études classiques, nous n'oublierons pas que du collège ainsi protégé sortirent la plupart des hommes qui honorèrent la ville dans les sciences et dans les lettres, et dont nous nous glorifierons un jour de reproduire les noms et les mérites dans notre Histoire littéraire d^Abbevilk.