XXIV INTRODUCTION
gements, les Paraiges messins et leur gouvernement. Les Paraiges e'taient des corps politiques, au nombre de six, composés des membres de la noblesse, et dans lesquels on entrait, suivant certaines règles, par droit de naissance. Sous la suprématie très affaiblie d'ailleurs du Saint-Empire, les Paraiges étaient dans Metz investis de toute l'autorité. Ils étaient exclusivement en possession des magistratures et des offices. Les membres des Paraiges pouvaient seuls occuper les charges du Maître-échevin, élu annuellement ; des Echevins, nommés par lui à vie ; des trois Maires et des Treize, renouvelés chaque année. Ils remplissaient exclusivement aussi diverses fonctions électives. Seuls, ils composaient les commissions temporaires de VII, de XIII ou de XXVI membres, chargées des services publics de toute nature. Tels étaient alors les organes essentiels de ce gouvernement, où le Clergé, la Bourgeoisie ni le Populaire n'avaient presque aucune part : le Clergé réduit à un semblant d'intervention des abbés de bénédictins et du princier de la cathédrale dans l'élection du Maître-échevin et des Treize, dernier débris de droits anciens, dont il ne subsistait à peu près plus rien; la Bourgeoisie et le Populaire, sans autre prérogative que la possession qui leur avait été conservée des Comtés des paroisses : autre institution d'ordre judiciaire originairement, antérieure à la constitution des Paraiges eux-mêmes, mais dont l'action, dans le gouvernement ultérieur