‹ La ligue à MetzChapitre 24 sur 38 · INTRODUCTION XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXV

de la Cité, était réduite à des attributions infimes de police urbaine, dénuées de toute importance. Le Clergé cependant, détenteur de richesses considérables en immeubles et en rentes, avait dans Metz de grands intérêts ; et la Bourgeoisie n'en avait pas moins, riche elle-même de biens acquis dans la pratique des affaires, au palais surtout et dans l'exercice aussi soit du commerce soit de l'industrie, par où se rapprochait d'elle le Populaire, dont la vie était concentrée dans la féconde activité des corps de métiers. Au lendemain de 1 552, on trouve encore à Metz un Maître-échevin, des Échevins, des Maires, des Treize, des Commissions administratives, ayant en principe les mêmes attributions à peu près qu'auparavant; mais, premier changement, ce ne sont plus les membres des Paraiges qui désormais remplissent ces emplois exercés par eux, à peu près souverainement, auparavant. Les magistratures sont maintenant, comme nous venons de le dire, entre les mains des Bourgeois, sous l'autorité du Roi. Bientôt, en outre, dans ces conditions nouvelles, ces offices, malgré la persistance des mêmes dénominations, changent de caractère. Leurs attributions se modifient graduellement et tendent à disparaître; un siècle plus tard, il n'en restait presque plus rien. Le peu d'autorité provisoirement conservé à la Cité réside surtout dans un organisme jusque-là inconnu chez elle, dans un corps d'États institué alors dans son sein, à

Page 1