INTRODUCTION XXVII
questions les plus graves, elles sont renvoyées à l'assemble'e des Trois Ordres ou Trois États, aux États, comme on dit aussi, convoqués par le Maîtreéchevin.
Les magistrats de la Cité, cependant, n'exercent plus seuls à Metz la juridiction. Ils la partagent maintenant avec un officier du roi, le Président royal, auquel est adjoint, à partir de 1592, un Procureur général. Le Président royal, institué dans les premiers temps de l'occupation française, était chargé dans le principe de juger les causes qui pouvaient naître entre les Français résidant accidentellement à Metz; puis, avec le concours des Treize, les causes mixtes intéressant les Français d'une part, et les habitants de l'autre. Il connaît enfin de celles concernant exclusivement ces derniers, lorsqu'il leur convient d'apporter leurs différends devant lui. Il les attire alors, par la simplification des procédures notamment , et s'applique à saper, à ruiner, en toutes circonstances, le rôle judiciaire des officiers de la Cité. Le Président royal prépare et opère ainsi graduellement la destruction de l'ancienne magistrature , définitivement supprimée au siècle suivant, par suite de la création du Parlement en i633, et de l'installation, en 1641, du Bailliage royal institué en 1634.
Le Roi domine en fait, à Metz, à partir de 1 552, le mécanisme progressivement et savamment modifié des anciennes institutions. Il règne en réalité depuis