XXVIII INTRODUCTION
le premier jour, sous le titre d'abord de Prolecteur du Saint-Empire^ sous celui ensuite de Souverain seigneur, qui apparaît en i585 et ne tarde pas à se substituer absolument à l'autre. Jusque-là, les édits rendus pour le royanme n'étaient applicables à Metz que par ordonnance et lettres spéciales. Les Trois Ordres continuent néanmoins, comme auparavant, à faire entendre au roi leurs observations et leurs réclamations, en présentant des cahiers ou mémoires contenant leurs doléances et remontrances; ils envoient et entretiennent à la Cour, des députés pour y traiter des affaires de la cité. Les deux groupes religieux des catholiques et des protestants font de même, chacun de leur côté, pour leurs intérêts particuliers. L'autorité du roi est alors exercée immédiatement à Metz par un Gouverneur, officier militaire qui n'y réside pas cependant d'une manière permanente ; il y est ordinairement représenté par des lieutenants, par le commandant de la ville, par celui de la citadelle, ou par un des capitaines de la garnison. Cette garnison était nombreuse ; elle comprenait, vers i585, r5 compagnies environ, soit d'hommes de pied, soit de chevaux, avec un corps d'officiers où l'on n'en comptait guère moins d'une cinquantaine de divers grades.
Pour compléter le tableau de la situation de Metz à cette époque, nous n'avons plus qu'un mot à dire touchant l'état de la religion, du protestantisme surtout,