INTRODUCTION XXXI
nique, de i58o à i 588. Le culte réformé est supprimé dans la ville pendant toute cette période; mais jusqu'en i585 il est permis dans quelques villages; et les protestants de Metz le pratiquent à Montoy surtout, qui est pour eux le plus voisin. Après i585, tout culte public leur est, quelque part que ce soit, interdit dans le pays. Une tolérance non avouée ne tarde pas cependant à prévaloir en fait à leur égard, sous les dehors d'une sévérité calculée ; et il leur est permis de se rendre, pour les baptêmes et les mariages au moins, à Courcelles qui est un peu plus loin. Ce petit territoire, enclavé dans le Pays- Messin auquel il était étranger, devait à cette condition le privilège d'échapper, plus ou moins complètement, à l'action du gouvernement français de Metz.
On voit, par ce qui vient d'être dit, ce qu'était la situation de Metz au double point de vue politique et religieux, quand a été écrite la Chronique de Buffet, publiée ici par M. de Bouteiller.
Dans l'Introduction qui accompagne sa publication du Journal de Jean Le Coullon, M. de Bouteiller rappelle que le manuscrit de ce Journal et celui de la Chronique de Buffet, réunis alors dans un même volume, avaient été acquis à la vente de la Collection Emmery par M. l'abbé Perrin, curé d'Ancy, qui les lui avait légués ultérieurement. M. de Bouteiller s'était en retour imposé le devoir de les publier. Il a pu s'acquitter de cette double obligation. Il a fait plus :