‹ La ligue à MetzChapitre 29 sur 38 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

jusqu'à sa suppression absolue par l'édit de i585. Il ne devait être rétabli ultérieurement que par Henri IV, après un régime de tolérance inauguré en i Sgo, amélioré par diverses mesures en 1592 et en iSgy, dans des conditions enfin définitivement fixées pour un siècle à peu près, par l'édit de Nantes, en i SgS.

M. O. Cuvier estime à plus de trois mille le nombre des adhérents du culte réformé à Metz vers cette époque. Il compte trois mille cent quatre-vingt-dix-sept communiants en iSyg. Parmi eux se trouvaient quelques membres de l'ancienne aristocratie des Paraiges, et des bourgeois de la classe aisée, alors dominante, en assez grand nombre pour que les offices municipaux eussent été partagés entre catholiques et protestants, depuis l'édit de pacification de 076 jusqu'en i585. Lors de la proscription, édictée à cette dernière date, qui obligea les protestants à abjurer ou à se démettre de leurs charges et offices, on comptait à Metz quatre-vingt-sept individus mis dans cette alternative. Presque tous sacrifièrent à leur foi religieuse leur situation avec ses avantages.

L'Église protestante de Metz, au moment de la suppression de i585, avait trois pasteurs. Lâchasse ou Chassanion depuis iSyô, de Combles depuis i58o, et Buffet depuis i582.

On peut, d'après ces indications, se faire une idée de la condition faite au protestantisme à Metz pendant les huit ou neuf années qu'embrasse notre chro-

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