DANS L'INTÉRÊT DE L'ÉCOLE PRIMAIRE
fMgrBruchési a convoqué, à l'archevêché, pour mardi le 29 décembre, une assemblée du sous-comité, nommé par le comité catholique du Conseil de l'Instruction publique, pour la re vision du programme d'étude des écoles primaires.
«Ce sous-comité comprend les archevêques d'Ottawa, de Québec et de Montréal, l'honorable juge Langelier, l'honorable Lomer Gouin,MM. Crépeau, Stenson et delà Bruère.
« Nous aurons beaucoup de bien de cette réunion et nous sommes heureux de voir que le Conseil d'Instruction publique donne une attention particulière à nos écoles primaires.
«L'Enseignement primaire dans notre province n'apas reçu jusqu'ici, des pouvoirs publics, la sollicitude et la poussée qui lui sont nécessaires pour donner à notre jeunesse l'instruction si importante et si utile à notre époque de concurrence outrancière.
Nous sommes particulièrement heureux de voir Mgr Bru-
chési prendre V initiative d'un programme de réforme dans les
programmes d'études ; et nous sommes convaincus que son zèle
et son concours secondés par les membres du comité, sauront
apporter d'heureux résultats à l'œuvre patriotique de l'école.
N'est-ce pas que c'est touchant ! Quelle reconnaissance, chez ce cher M. Langlois, envers NN. SS. les évêques !
Oui, sans doute, et. comme vous, lecteurs, nous serions prêts à féliciter M. Langlois, si nous pouvions par\'enir à chasser de notre mémoire le souvenir d'une certaine séance, tenue à la salle Poiré, le 9 octobi : 1902.
Malgré toute notre bonne volonté, nous ne pouvions oublier les paroles par lesquelles ce même M. G. Langlois soulevait son enthousiaste auditoire (1).
Il s'agissait, en effet, de fonder, à Montréal, une succursale de la célèbre Ligue de l'Enseignement qui, selon M. Langlois, exerçait, en France, une influence considérable sur l'instruction publique .
Or, le principal motif de la nécessité d'une Ligue de l'Enseignement à Montréal, apporté par Al. Langlois, était que: "Le Conseil qui a charge de notre administration scolaire "ne siège que deux fois par année et n'est pas renseigné sur les détails de notre système. "
Comment peut-il donc se faire, qu'à un an d'intervalle à peine, tous ces meinbres du Conseil de l'Instruction publique, d'absolus ignorants des détails de notre s^'stème, soient devenus si renseignés, que M. Langlois leur accusateur d'alors, ne trouve plus, aujourd'hui, de mot assez expressif, pour dire toute la confiance qu'il a en leur profond savoir, en leur zèle, en leur dévouement, etc, etc ! ! !
Allons, pas de commentaires ! N'est-ce pas ainsi qu'agissaient Voltaire et Jean Macé?
Il) Des gens bien renseignés prétendent qu'ils n'étaient pas quarante, le rapport n'en donne que 31 noms.